Conflit social chez Brussels Airlines : "Nous ne recevons que des menaces depuis que nous avons annoncé la grève"

Une réunion prévue de plus longue date aura lieu ce mercredi matin à 9 heures. D’ici-là, aucune autre action syndicale ne devrait être engagée.

Fleur Olagnier

Pour la première fois depuis une vingtaine d’années, certains stewards et hôtesses de Brussels Airlines étaient en grève ce lundi. Depuis l’annonce de cette action mercredi dernier, les employés auraient reçu des “menaces”.

"Nous espérions qu'une réunion serait organisée avec le management pour trouver des solutions structurelles, explique Jérémy Vanhoutte, délégué syndical de la Centrale nationale des employés (CNE). Nous voulons juste que la convention collective de travail signée dans le cadre de la relance soit appliquée, ce qui n'est pas le cas. Mais c'est l'inverse, nous n'avons reçu aucune nouvelle en ce sens, juste du chantage et des menaces".

Concrètement, les employés ont été invités à répondre en ligne à un questionnaire pour savoir s’ils feraient grève ce lundi, et les vols de certains collaborateurs qui n’ont pas souhaité répondre auraient tout de même été annulés.

Mouvement "fortement suivi"

"Nous avons aussi reçu un email qui rappelait que l'utilisation du parking n'est autorisée que pour un usage professionnel, donc pour aller travailler, et non pour faire grève, précise Jérémy Vanhoutte. Des sanctions ont aussi été évoquées pour qui porterait l'uniforme pendant l'action de grève".

Malgré ces messages, le mouvement a été “fortement suivi” ce lundi. Vers 16h30, le personnel n’avait pas reçu de réaction de la part de la direction.

Une réunion prévue de plus longue date aura lieu ce mercredi matin à 9 heures. D’ici-là, aucune autre action syndicale ne devrait être engagée.

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