"Fermer l'Horeca ? Le fédéral n'en a ni les moyens ni l'envie"

Alors que le Codeco se réunit une nouvelle fois cette après-midi, le secteur Horeca ne semble pas s'inquiéter d'une éventuelle fermeture.

L'arrivée de nouvelles restrictions est-elle à prévoir dans le secteur des Hôtels, Restaurants et Cafés (Horeca) ?
L'arrivée de nouvelles restrictions est-elle à prévoir dans le secteur des Hôtels, Restaurants et Cafés (Horeca) ? ©The Wolf
Fleur Olagnier

Depuis la fin novembre, les bars et restaurants sont contraints de fermer leurs portes à 23 heures, avec à l'intérieur des établissements l'obligation pour les clients d'être assis et pas plus de six par table.

Ce mercredi après-midi, deux jours seulement avant le coup d'envoi des fêtes de fin d'années, et dans le cadre de la nouvelle vague de panique liée au variant Omicron, le Codeco se réunit de nouveau. L'arrivée de nouvelles restrictions est-elle à prévoir dans le secteur des Hôtels, Restaurants et Cafés (Horeca) ?

Pour, Thierry Goor, fondateur du Food market The Wolf (100 salariés pour 19 kiosques de restauration), ce n'est pas un risque : "Nous nous attendons à un statu quo du gouvernement. En effet, ramener l'heure de fermeture à 20 heures serait la catastrophe car entre le télétravail le midi et un arrêt de l'activité si tôt le soir, ce serait synonyme de fermeture totale. Cependant, une telle décision impliquerait également que le gouvernement aurait de nouveau un gros chèque à mettre sur la table. A mon avis, le fédéral n'en a ni les moyens ni l'envie."

Blasé, Thierry Goor rappelle dans la foulée que les 66 millions d'euros débloqués pour l'Horeca il y a deux semaines sont loin d'être à la hauteur des 120 millions d'euros demandés : "Je l'affirme, le gouvernement nous a laissés tomber".


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