"La santé mentale de nos équipes est sous pression": incompréhension de Kinepolis face à la fermeture des salles de cinéma

En réaction du Codeco de la veille, la porte-parole de l'entreprise explique que le secteur culturel "n'est pas un secteur qu'on peut allumer puis éteindre".

L'action de l'entreprise chutait de 4,57 % à l'ouverture de la Bourse de Bruxelles ce jeudi matin, par rapport à la clôture de la veille.
L'action de l'entreprise chutait de 4,57 % à l'ouverture de la Bourse de Bruxelles ce jeudi matin, par rapport à la clôture de la veille. ©BELGA
La Libre Eco

"Au vu des mesures strictes que nous appliquons déjà, nous ne comprenons pas comment cette interdiction totale de projection des films peut prévenir les contaminations", confie la porte-parole de Kinepolis Anneleen Van Troos à La Libre Eco. "Des études internationales montrent aussi que le risque d'infections est minime dans les salles de théâtre et de cinéma."

Elle explique que "c'est une décision difficile à digérer" et qu'il s'agit surtout d'une "surprise" car "la fermeture du secteur culturel ne figurait pas dans l'avis rendu par le GEMS". "On a tout fait pour répondre à la demande", poursuit-elle, "surtout que la santé mentale des gens est sous pression, celle de nos équipes aussi".

Une période qui s'annonçait fructueuse

Anneleen Van Troos explique également que la période de fin d'année était une source de beaucoup d'espoir pour l'entreprise. "On allait bénéficier de trois semaines de vacances, avec une offre de films abondante. On voyait beaucoup de gens revenir dans nos salles". Évoquant le fait que c'est la troisième fois que les salles doivent fermer , elle conclut : le cinéma "n'est pas un secteur qu'on peut allumer puis éteindre".

L'action de l'entreprise chutait de 4,57 % à l'ouverture de la Bourse de Bruxelles ce jeudi matin, par rapport à la clôture de la veille.

Sur le même sujet