Bière Leffe vs. Leff : AB InBev intime à une brasserie bretonne de renoncer au nom Leff

La Brasserie artisanale du Leff, implantée en Bretagne, refuse de renoncer à l'appellation de sa bière.

AB InBev souhaite éviter toute procédure juridique mais n'entend pas moins défendre sa Leffe, une marque phare et internationale de son portefeuille.
AB InBev souhaite éviter toute procédure juridique mais n'entend pas moins défendre sa Leffe, une marque phare et internationale de son portefeuille. ©BELGA
La Libre Eco avec Belga

AB InBev a demandé à un brasseur breton opérationnel depuis peu de renoncer au nom Leff pour sa brasserie, celui-ci étant trop proche de la célèbre bière d'abbaye dinantaise. Face au refus du petit brasseur d'obtempérer, ce sera à l'administration française de se prononcer début janvier.

Originaire de Lanleff (Côtes-d'Armor), Philippe Le Saux a nommé sa société "Brasserie artisanale du Leff", du nom de la rivière qui passe dans son village natal, explique Ouest France. L'homme a déposé la marque, le 13 octobre, à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI).

Une production de 1 500 bouteilles par an

Deux mois plus tard, les avocats d'AB InBev lui adressent un courrier lui demandant de renoncer à cette appellation. Le brasseur de Lanleff qui n'envisage qu'une production confidentielle tournant autour des 1 500 bouteilles par an, refuse d'accéder à la requête du géant brassicole.

AB InBev souhaite éviter toute procédure juridique mais n'entend pas moins défendre sa Leffe, une marque phare et internationale de son portefeuille.

Dans un communiqué envoyé mercredi, le groupe déplore le fait que même dans la prononciation, il n'y a pas de différence entre les deux. "L'existence de deux bières Leff et Leffe créerait de la confusion chez les consommateurs et pourrait les induire en erreur. En outre, il existe également des similitudes visuelles dans la mise en page avec notre marque Leffe et une référence évidente à notre bière d'abbaye. AB InBev espère qu'une solution sera trouvée et attend l'évaluation de l'administration française chargée des marques déposées", indique le premier groupe mondial.

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