La traditionnelle enquête mensuelle de l'ERMG (Economic Risk Management Group), sous la houlette de la Banque nationale (BNB) vient de livrer son verdict. La perte de chiffre d’affaires que subissent les entreprises belges en raison de la crise du coronavirus a atteint 14 % en décembre. C'est 3% de mieux qu'en novembre. L’assouplissement de certaines mesures restrictives début décembre, comme la réouverture des magasins non essentiels, a eu un effet fortement positif sur le chiffre d’affaires du secteur du commerce et celui des activités immobilières, et une légère amélioration a été enregistrée dans de nombreux autres secteurs d’activité.

L'enquête réalisée la semaine dernière par plusieurs fédérations d’entreprises et d’indépendants (BEC, UCM, UNIZO, UWE et VOKA) auprès de 3800 entreprises a pour la première fois sondé leurs attentes pour 2022. Selon elles, la crise du coronavirus réduirait encore leur chiffre d’affaires de 6 % en 2022 par rapport à une situation où la crise du coronavirus n’aurait pas eu lieu. "Cela suggère aussi que les dégâts économiques du coronavirus devraient persister dans le temps", selon un communiqué de la BNB.

Moins de pertes d'emplois ?

Cela étant, à plus court terme, pour 2021, les perspectives se sont légèrement améliorées en décembre, que ce soit au niveau du chiffre d’affaires, du degré d’inquiétude, des investissements et de l’emploi. "Ce regain d’optimisme pour l’année à venir peut s’expliquer en grande partie par les annonces récentes concernant le développement et l’efficacité de différents vaccins. D'autre part, les nouvelles négatives très récentes concernant l'absence d'une nouvelle diminution du nombre d'infections ne se reflètent pas dans les réponses aux questions de l’enquête de décembre, cette dernière ayant été menée au début de la semaine dernière", explique la BNB. Concrètement, les conséquences de la crise du coronavirus passent de -12 % dans l’enquête de novembre à -9 % dans celle de décembre sur le terrain du chiffre d'affaires.

Finalement, ce léger regain d’optimisme se reflète aussi au niveau des attentes en matière de perte d’emplois dans le secteur privé. "Alors que les pertes d'emplois rapportées pour 2020 sont restées inchangées à environ 84 000 employés, les pertes d'emplois pour 2021 ont été révisées à la baisse : de 60 000 employés (soit 2,4 % des employés du secteur privé) dans l'enquête de novembre à seulement 23 000 employés (soit 0,9 % des employés du secteur privé) dans l'enquête de décembre", rapporte l'institution. Laquelle constate enfin la perception du risque de faillite est passée de 12% en novembre à 10% en décembre.

L’enquête de la BNB met également en évidence une légère amélioration du niveau des investissements pour 2021 : l’impact négatif de la crise du coronavirus sur les plans d’investissement est passé de 23 % dans l’enquête de novembre à 20 % à l’heure actuelle.