La biotech wallonne Univercells s'empare du groupe français SynHelix

La biotech wallonne Univercells continue de croître. Elle devrait faire son entrée en Bourse sur le Nasdaq américain d'ici fin 2022 et continue de se consolider d'ici là.

La biotech wallonne Univercells s'empare du groupe français SynHelix
©AFP
A. Msc.

Univercells commence 2022 sur des chapeaux de roues, alors qu’elle doit faire son entrée sur le Nasdaq cette année. La biotech wallonne vient effectivement d’annoncer l’acquisition de SynHelix, une entreprise française active dans la synthèse d’ADN.

Cette dernière est société de biotechnologie “qui vise à accélérer le développement de biothérapies grâce à une technologie de synthèse d’ADN sans précédent, robuste, évolutive et automatisée, permettant de générer en une seule étape de longs fragments d’ADN, à grande échelle et avec une grande pureté”, précise Univercells dans un communiqué jeudi matin. Le montant de la transaction ne nous a par contre pas été dévoilé, malgré nos demandes.

SynHelix compte pour sa part 17 collaborateurs. L’entité juridique restera en France et les fondateurs, tout comme AdBio partners, le principal soutien financier de SynHelix jusqu’à présent, conserveront une partie des actions de l’entreprise.

“L’offre de SynHelix complétera la plateforme ARN développée par Quantoom Biosciences S.A., la filiale d’Univercells qui développe un système de production d’ARN”, précise Univercells.

Un pied en France et un renforcement dans les vaccins

Une fois la transaction effectuée, SynHelix s’appellera donc “Quantoom Research Center”, ce qui en fera une nouvelle filiale. “De plus, l’acquisition nous permet d’accéder au dynamique écosystème biotech français”, ajoute pour sa part José Castillo, CEO de Quantoom Biosciences.

“L’équipe de SynHelix est impatiente de travailler aux côtés des équipes scientifiques, de développement et de management de Quantoom pour faire progresser la plateforme innovante de production de vaccins. Compte tenu des perspectives de croissance d’Univercells, nous sommes convaincus que notre travail aura un effet de levier important dans le domaine de la thérapie génique et de la biologie synthétique”, s’est réjouie la cofondatrice et présidente de SynHelix, Irina Gbalou.

Basée à Evry-Courcouronnes, dans la banlieue de Paris, SynHelix développe une technologie qui est “une alternative à l’amplification de l’ADN sur les bactéries, qui nécessite des installations industrielles importantes et coûteuses, ainsi que des étapes complexes de traitement et de contrôle de la qualité pour des rendements très faibles”, précise SynHelix. L’entreprise transfèrera donc sa technologie sur la plateforme automatisée de Quantoom, en “intégrant un bioréacteur d’ADN de nouvelle génération qui apportera des avantages records en termes de productivité et de coûts, tant pour les besoins de la R&D que de la production”, précise le groupe. Selon SynHelix, les investissements en biologie synthétique sont en croissance et ont atteint un niveau record en 2020 en s’approchant des 8 milliards de dollars. Un marché en pleine croissance donc et avec des répercussions potentielles intéressantes en termes de soins de santé.

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