Pénurie de travailleurs à cause d'Omicron : syndicats et employeurs négocient des mesures en urgence

Les syndicats et les employeurs, réunis au sein du Groupe des Dix, négocient des mesures exceptionnelles pour faire face aux réductions de personnel imminentes. Les employeurs demandent, entre autres, que les retraités soient mis au travail si nécessaire.

Il est à craindre que l'Omicron n'entraîne des réductions de personnel généralisées.
Il est à craindre que l'Omicron n'entraîne des réductions de personnel généralisées. ©Shutterstock
La Libre Eco avec Belga

Il est à craindre que l'Omicron n'entraîne des réductions de personnel généralisées. Pour éviter que les entreprises ne doivent fermer leurs portes en raison du manque de personnel, les syndicats et les employeurs vont négocier une flexibilité exceptionnelle sur le lieu de travail.

Après avoir consulté le Premier ministre Alexander De Croo mardi, les principaux négociateurs des syndicats et des employeurs se réuniront dans les prochains jours. L'objectif est de parvenir à un accord d'ici samedi, dit-on. "C'est urgent, le plus vite possible", disent les employeurs.

Attirer les travailleurs

D'une part, les employeurs font pression pour que les heures supplémentaires soient plus flexibles pour les personnes qui travaillent déjà dans les entreprises, et d'autre part, pour attirer du personnel supplémentaire. Cela concerne, par exemple, les étudiants en emploi, le personnel temporaire mais aussi les retraités.

Les syndicats insistent particulièrement pour que la flexibilité supplémentaire soit temporaire, proportionnelle et conditionnelle. "Cela ne devrait pas être une licence pour les employés de faire des heures supplémentaires partout si cela n'est pas nécessaire", disent-ils. La question est également de savoir si la flexibilité supplémentaire ne s'appliquerait qu'aux secteurs essentiels.

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