Les organisations patronales exigent la fin du télétravail obligatoire : "Il est temps de remettre la réglementation entre les mains des entreprises"

À la veille d'un nouveau Comité de concertation dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus, les organisations d'employeurs FEB, UWE, Beci et Voka demandent aux autorités de mettre fin au télétravail obligatoire.

La Libre Eco avec Belga
Les organisations patronales exigent la fin du télétravail obligatoire : "Il est temps de remettre la réglementation entre les mains des entreprises"
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Les quatre organisations plaident plutôt pour une recommandation de travail à domicile qu'une obligation pure et simple. Le télétravail a souvent été dégainé comme arme pour lutter contre la pandémie de Covid-19, dans le but de limiter les déplacements des Belges et les contacts avec leurs collègues. Actuellement, les travailleurs et travailleuses ne peuvent se rendre sur leur lieu de travail qu'une fois par semaine, pour autant que le télétravail soit compatible avec leur profession.

Pour la Fédération des entreprises belges (FEB), l'Union wallonne des entreprises (UWE), la Brussels Enterprises Commerce & Industry (Beci) et le Voka (qui représente les patrons flamands), il est temps d'en finir avec l'obligation de télétravailler. "Maintenant que la chute des chiffres du coronavirus a commencé, les organisations patronales affirment qu'il est temps de remettre la réglementation du télétravail entre les mains des entreprises et d'opter pour une recommandation", plaident ces organisations dans un communiqué.

Les patrons soulignent que tout le monde n'a pas la possibilité de télétravailler et que chacun est différent : une obligation générale ne convient ainsi pas à toutes et tous. Le Voka avait déjà lancé un message en ce sens durant la semaine dernière, appelant à plus de souplesse face à la politique en matière de télétravail la plus stricte d'Europe.

Mercredi, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) avait également estimé que le régime obligatoire n'était "plus tenable". Un peu plus tard, la ministre flamande de l'Emploi Hilde Crevits s'est prononcée, elle aussi, en faveur d'un assouplissement de la règle actuelle autour du télétravail.