Les quatre cabinets de consultance du "Big Four" annoncent leur départ de la Russie

Après PricewaterhouseCoopers (PwC) et KPMG ce matin, ce sont Deloitte et EY qui ont annoncé leur départ de la Russie.

La Libre Eco avec Belga
Les quatre cabinets de consultance du "Big Four" annoncent leur départ de la Russie
©AFP

Les quatre principaux cabinets comptables et de consultance au monde, les "Big Four", ont annoncé se retirer de Russie à la suite de l'invasion de l'Ukraine. Le départ de KPMG et de PricewaterhouseCoopers (PwC) avait été annoncé dans la nuit de dimanche à lundi. Il a été suivi plus tard, lundi, de ceux de Deloitte et d'EY. "Nous continuons à être tous choqués et horrifiés par la guerre que le gouvernement russe impose à l'Ukraine et à sa population", a fait savoir le président de la multinationale PwC, Bob Moritz, dans une déclaration. "Notre objectif principal a été d'aider les collègues ukrainiens et de soutenir les efforts humanitaires pour aider la population d'Ukraine."

Il a en outre été décidé que "PwC ne devrait pas avoir de firme affiliée en Russie et que par conséquent PwC Russie va quitter le réseau". Celui-ci comporte 3 700 collègues dans le pays.

Le siège de KPMG, situé aux Pays-Bas, a aussi annoncé se retirer de la Russie et du Bélarus. "Nous estimons que nous avons une responsabilité, de même que d'autres entreprises multinationales de répondre au gouvernement russe pour son attaque militaire en Russie", a fait savoir l'entreprise.

KPMG emploie 4 500 personnes en Russie et au Bélarus, si bien que la société a fait part dans un message posté sur Twitter qu'il était "incroyablement difficile de mettre un terme à notre relation de travail avec eux, alors que certains faisaient partie de KMPG depuis des décennies".

Deloitte, de son côté, indique dans un communiqué qu'elle n'exercera plus d'activités en Russie et au Bélarus, où elle compte au total quelque 3 000 employés.

Enfin, un processus de séparation similaire a déjà commencé chez EY, qui emploie plus de 4 700 personnes dans ses activités en Russie. L'entreprise affirme également qu'elle ne travaillera plus ailleurs dans le monde pour le gouvernement russe, les entreprises publiques ou les personnes ou entités soumises à des sanctions.