Le groupe de médias Roularta affiche des résultats record

Roularta a notamment profité d'un marché des lecteurs et d'un marché publicitaire en croissance.

La Libre Eco avec Belga
Xavier Bouckaert, CEO du groupe Roularta.
Xavier Bouckaert, CEO du groupe Roularta. ©Belga Image

Le groupe de médias Roularta (Le Vif, Canal Z, Mediafin, Télépro...) a fait état mardi de résultats records pour son exercice 2021 marqué par une "croissance dans tous les domaines". Roularta a notamment profité d'un marché des lecteurs et d'un marché publicitaire en croissance pour réaliser un chiffre d'affaires de 300,2 millions d'euros, en hausse de 17,1 % par rapport à 2020. Le marché des lecteurs a généré un chiffre d'affaires plus important (127,1 millions d'euros) que la publicité (112,7 millions, +20,1 millions d'euros), "alors que c'était encore l'inverse en 2019", souligne-t-on.

Roularta, qui est également présent sur le marché néerlandais, où il possède depuis fin 2021 20 magazines, affiche un ebitda (résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) de 41 millions d'euros, plus que doublé par rapport aux 19,5 millions d'euros de l'année précédente. Le bénéfice net du groupe de médias se monte à 16 millions d'euros, ce qui représente une hausse absolue de 10,2 millions d'euros en glissement annuel.

La co-entreprise Mediafin (L'Echo/De Tijd), dont Roularta (50 %) partage l'actionnariat avec Rossel (50 %), réalise une "amélioration substantielle" tant de son chiffre d'affaires, à 73,7 millions d'euros, que de son ebitda, à 17,5 millions d'euros, et de son bénéfice net, à 10,8 millions d'euros.

Le conseil d'administration de Roularta va proposer le versement, comme l'année précédente, d'un dividende d'un euro par action.

Pour 2022, le groupe évoque des revenus publicitaires qui fluctuent fortement d'un mois à l'autre et une faible visibilité. Les perspectives quant aux revenus des abonnements en 2022 demeurent positives. Compte tenu de la guerre en Ukraine, Roularta s'attend à ce que ses marges soient rognées par des augmentations significatives des prix du papier, des augmentations globales des prix de l'énergie et l'impact de l'inflation sur les salaires.