Ces entreprises qui cessent toute activité commerciale en Russie

Plusieurs entreprises ont annoncé cesser leurs activités en Russie.

La Libre Eco avec Belga
Ces entreprises qui cessent toute activité commerciale en Russie
©Shutterstock

L'entreprise de cosmétique Estée Lauder va cesser toutes ses activités commerciales en Russie, a annoncé la firme américaine dans un communiqué de presse, en réponse à l'invasion de l'Ukraine par son voisin russe. Estée Lauder avait déjà annoncé cesser ses investissements en Russie mais franchit donc une étape supplémentaire. Tous les magasins de l'enseigne vont fermer et les boutiques distribuant la marque ne seront plus fournies. Les employés seront toutefois bien rémunérés.

Estée Lauder calque sa stratégie sur d'autres grandes marques qui ont cessé leurs activités en Russie, dont Ikea, H&M ou encore les géants du luxe français LVMH, Kering, Hermès et Chanel.

Adidas, Nike et Puma

L'équipementier sportif allemand Adidas a annoncé à son tour le gel provisoire de ses activités en Russie, après des décisions similaires déjà prises par ses rivaux Nike et Puma. "Nous avons décidé de suspendre les opérations de nos magasins et de notre site e-commerce en Russie jusqu'à nouvel ordre", a indiqué la marque aux trois bandes dans un message sur sa page LinkedIn posté lundi soir.

Le groupe va continuer à payer ses employés sur place. Adidas exploite sur une zone comprenant la Russie et la Communauté des États indépendants (CEI), dont l'Ukraine, environ 500 magasins propres, sur près de 2.200 dans le monde et y emploie près de 7.000 salariés, selon des données communiquées à l'AFP.

Il a réalisé dans cet ensemble près de 3 % de ses ventes en 2020, tandis que les chiffres pour l'exercice 2021 seront dévoilés mercredi. Adidas avait annoncé plus tôt avoir suspendu son partenariat avec la Fédération russe de football, qui datait de 2008.

Le groupe d'Herzogenaurach, en Bavière, a dans l'ensemble une longue histoire avec la Russie, où il a habillé des équipes sportives depuis les années 1960 et fondé une filiale en 1992, après l'éclatement de l'Union Soviétique.

"Nous surveillons la situation de très près et prendrons d'autres décisions entrepreneuriales si nécessaire", indique Adidas. Son rival allemand Puma a annoncé samedi qu'il stoppait aussi ses activités en Russie, reposant sur une bonne centaine de magasins, tout comme l'avait fait auparavant l'américain Nike.

Shell

Shell a également quitté totalement la Russie. Le géant pétrolier avait précédemment annoncé qu'il vendrait ses activités d'extraction de gaz et de pétrole en Russie, mais il ferme à présent ses quelque 400 stations-services du pays.

L'entreprise affirme se conformer ainsi à la nouvelle règlementation britannique.

Shell n'achètera plus non plus de gaz et de pétrole à la Russie. Les contrats en cours ne seront pas renouvelés. La semaine dernière, la société basée à Londres avait acheté du pétrole russe avec une importante remise, et avait été critiquée.

"Nous sommes pleinement conscients (...) que cette décision n'était pas la bonne", réagit Ben van Beurden, directeur général. Shell a d'ailleurs annoncé que les bénéfices de ce lot de pétrole seraient reversés à des associations qui aident la population ukrainienne.

Swarovski

Le joaillier autrichien Swarovski a annoncé suspendre ses activités en Russie. Le fabricant de cristal justifie dans un communiqué cette décision "temporaire" par "la complexité de la situation dans la région et ses inquiétudes croissantes au vu des développements actuels".

Les 12 boutiques que la marque gère directement vont être "fermées" et les livraisons vers la Russie "suspendues jusqu'à nouvel ordre". Le site de commerce en ligne a déjà été stoppé. Le groupe promet de "soutenir" ses 80 collaborateurs sur place.

Swarovski a été fondée en 1895 par Daniel Swarovski, l'inventeur d'une machine transformant le verre en un pastiche de diamant.

Exception

La liste des entreprises qui boycottent la Russie d'une manière ou d'une autre ne cesse de s'allonger. Une exception dans le monde de l'habillement est le groupe de distribution japonais Fast Retailing. Le propriétaire de la chaîne de magasins de vêtements Uniqlo continue d'opérer en Russie malgré la pression internationale visant à isoler le pays. "Les vêtements sont une nécessité de la vie. Le peuple russe a aussi le droit d'en bénéficier", a déclaré Tadashi Yanai en début de semaine.