Invasion russe de l'Ukraine : Le groupe pétrolier et gazier OMV annonce 2 milliards de perte

L'entreprise a annoncé vendredi une perte de deux milliards d'euros au premier trimestre, en raison de l'impact des sanctions sur ses activités en Russie après l'invasion de l'Ukraine.

La Libre Eco avec AFP
Le groupe OMV, plus vieux partenaire occidental du russe Gazprom, a annoncé qu'il n'investirait plus en Russie et étudie actuellement un désengagement progressif.
Le groupe OMV, plus vieux partenaire occidental du russe Gazprom, a annoncé qu'il n'investirait plus en Russie et étudie actuellement un désengagement progressif. ©BELGA

"OMV a annulé les intérêts liés au projet Nord Stream 2 et il s'agit d'une perte de valeur qui sera signalée comme un effet spécial au premier trimestre 2022", a écrit le groupe pétrolier et gazier autrichien dans un communiqué de présentation de ses résultats préliminaires. "La dépréciation" de ses sociétés gazières en Russie, déclenchée par "les contre-sanctions annoncées par le gouvernement russe" est aussi comptabilisée et "traduit une perte d'un milliard d'euros", a-t-elle précisé.

Le 5 mars, OMV s'est retiré du projet de gazoduc Nord Stream 2 qu'il a cofinancé et qui avait été suspendu le 22 février par l'Allemagne, à la suite de la reconnaissance par Moscou de provinces ukrainiennes prorusses.

L'assaut donné ensuite par l'armée russe et les sanctions américaines ont précipité le sort de cette installation qui a une capacité de 55 milliards de m³ annuels et qui était prête à entrer en fonction.

Ce tube sous-marin de 1 230 kilomètres d'une valeur de 11 milliards de dollars a été achevé fin 2021, mais n'avait pas encore été mis en service dans l'attente d'une certification de l'Allemagne.

Le groupe OMV, plus vieux partenaire occidental du russe Gazprom, a annoncé qu'il n'investirait plus en Russie et étudie actuellement un désengagement progressif. Première entreprise cotée à la bourse de Vienne, son activité est fortement impactée par les sanctions occidentales comme par les contre-sanctions russes.