Face à Huawei et Ericsson, Nokia affiche un bénéfice en légère baisse au premier trimestre

Le constructeur de réseaux de téléphonie mobile a confirmé ses objectifs de rentabilité annoncés en début d'année et relevé son objectif de ventes pour l'ensemble de l'année 2022 en raison de la faiblesse actuelle de l'euro.

La Libre Eco avec AFP
Pekka Lundmark, patron de Nokia, a salué les "efforts héroïques" des "quelques dizaines d'employés" de Nokia restés en Ukraine pour maintenir en service les réseaux télécom.
Pekka Lundmark, patron de Nokia, a salué les "efforts héroïques" des "quelques dizaines d'employés" de Nokia restés en Ukraine pour maintenir en service les réseaux télécom. ©BELGA

L'équipementier télécoms finlandais Nokia a annoncé jeudi un bénéfice net en baisse de 17 % au premier trimestre, grevé par une provision déjà annoncée d'environ 100 millions d'euros liée à son départ de Russie.

Le constructeur de réseaux de téléphonie mobile a toutefois confirmé ses objectifs de rentabilité annoncés en début d'année et relevé son objectif de ventes pour l'ensemble de l'année 2022 en raison de la faiblesse actuelle de l'euro.

"La demande reste forte et même si des problèmes de chaîne d'approvisionnement et d'inflation demeurent, nous sommes confiants dans le fait que nous pourrons atteindre nos prévisions pour 2022", a déclaré le patron du groupe Pekka Lundmark.

Engagé dans une chasse aux coûts ces dernières années pour redresser une activité en perte de vitesse, Nokia est en concurrence avec le chinois Huawei et le suédois Ericsson pour fournir les réseaux 5G à travers le monde, dans un des rares secteur de haute technologie sans grand acteur américain.

Au premier trimestre, le chiffre d'affaires du groupe finlandais a progressé de 5 %, à 5,35 milliards d'euros. Hors effets de change, la progression a été de 1 %. Le bénéfice net a lui reculé de 17 % à 219 millions d'euros, du fait principalement d'une provision de 104 millions d'euros en Russie. Celle-ci avait été annoncée mi-avril lors de l'annonce du départ du groupe du pays, en conséquence de la guerre en Ukraine. Le bénéfice comparable mis en avant par le groupe a lui progressé de 11 %, à 416 millions d'euros.

"Efforts héroïques"

Lors d'une conférence de presse téléphonique, Pekka Lundmark a salué les "efforts héroïques" des "quelques dizaines d'employés" de Nokia restés en Ukraine pour maintenir en service les réseaux télécom. En Russie, le processus de départ du pays "est en cours, et à ce stade il n'est pas possible d'estimer combien de temps il va prendre", a expliqué le patron de Nokia. Le groupe finlandais, qui a 2 000 employés en Russie, a fait savoir qu'une grande partie d'entre eux allaient devoir être licenciés. Le retrait est toutefois "progressif", a expliqué M. Lundmark.

Selon lui, les gouvernements occidentaux ayant pris des sanctions contre la Russie "estiment que les entreprises dont celles de réseaux de télécommunication doivent le faire en continuant la maintenance durant le processus de départ et nous respectons cette demande", a-t-il affirmé.

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