Tensions chez Ryanair : syndicats et direction discuteront la semaine prochaine

Après plusieurs jours de silence, le transporteur irlandais a finalement répondu aux syndicats.

Tensions chez Ryanair : syndicats et direction discuteront la semaine prochaine
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La Libre Eco avec Belga

Une nouvelle tentative de conciliation entre syndicats représentant le personnel de cabine de Ryanair en Belgique et la direction de la compagnie aérienne à bas coûts aura lieu la semaine prochaine, a-t-on appris vendredi auprès de la CNE et de l'ACV Puls. Le syndicat chrétien n'entend pas y accepter des propositions ne respectant pas la législation belge sur le travail, dont notamment des conditions salariales ne respectant pas le salaire minimum d'application en Belgique, prévient-il. Une grève de trois jours avait été menée le week-end dernier en Belgique par le personnel de cabine de la compagnie à bas coût. Le mouvement avait été particulièrement bien suivi par les équipages basés à Charleroi et Zaventem, obligeant Ryanair à annuler de nombreux vols. Par cette action, ACV Puls et CNE entendaient protester contre le manque d'avancées dans les discussions sur une nouvelle convention collective de travail concernant les salaires et les primes du personnel de cabine.

Après plusieurs jours de silence, le transporteur irlandais a finalement répondu aux syndicats, explique Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE, leur proposant une tentative de conciliation.

Les représentants du personnel ont accepté cette réunion, dont ils demandent la tenue "au plus vite", même par vidéoconférence si cela est nécessaire, dit Hans Elsen, de l'ACV Puls, qui réfute les affirmations de la compagnie selon lesquelles les syndicats ont "abandonné" les négociations.

Les organisations syndicales déplorent que de nombreuses fiches de paie du personnel basé à Zaventem et Charleroi envoyées cette semaine contenaient une nouvelle fois des erreurs. Avec en outre parfois des salaires ne dépassant pas les 800 euros.

Lors des discussions, le syndicat chrétien n'entend dès lors pas accepter des propositions ne respectant pas la loi belge sur le travail, et en particulier, donc, le salaire minimum d'application en Belgique. "Si c'est le cas, nous claquerons la porte", avertit Didier Lebbe, n'excluant pas de nouveaux mouvements de grève du personnel de cabine basé en Belgique dans les semaines à venir.

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