Laurent Guillot va devenir le nouveau directeur général des maisons de repos Orpea

L'entreprise a été récemment secouée par un scandale lié à des pratiques révélées dans un livre polémique.

Laurent Guillot va devenir le nouveau directeur général des maisons de repos Orpea
©AFP
La Libre Eco avec Belga

L'exploitant des maisons de repos Orpea a un nouveau directeur général en la personne de Laurent Guillot, l'ancien directeur financier de l'entreprise de verre Saint-Gobain. Il prendra ses fonctions le 1er juillet, a indiqué dans un communiqué de presse l'entreprise française. L'actuel CEO Philippe Charrier avait accédé à son poste après le départ d'Yves Le Masne, qui avait été renvoyé en janvier dans la foulée de la publication du livre Les fossoyeurs. L'ouvrage évoquait des stratégies douteuses mises en place dans les institutions afin de maximiser les bénéfices.

Orpea a contesté les accusations. Le groupe précise dans son communiqué que le rapport indépendant demandé après les révélations montre, "après trois mois d'enquêtes approfondies, qu'il n'y a pas de système de maltraitance organisé des résidents". Le document, toutefois, "relève des dysfonctionnements qui appellent des évolutions".

Les responsables d'Orpea affirment avoir mis en œuvre "des premières mesures correctrices, comme la mise en place d'une plateforme d'écoute des familles et d'un dispositif de médiation ou encore le renforcement de la plateforme d'alerte pour les salariés".

Le groupe a par ailleurs déposé plainte contre X en France "pour des faits et opérations passés - sans aucun lien avec les conditions d'accueil et de soins des résidents - susceptibles de poser question au regard de l'intérêt social d'Orpea et découverts à la suite d'investigations internes. Plusieurs personnes ont d'ores et déjà quitté l'entreprise; les investigations se poursuivent et pourront déboucher le cas échéant sur de nouveaux départs."

Le gouvernement français a lui-même porté plainte contre le groupe privé, et une enquête a été ouverte, a annoncé le parquet jeudi, pour des soupçons de maltraitance et de détournements de fonds publics.

L'affaire a eu des répercussions en Belgique. L'Agence flamande des soins et de la santé a ainsi placé deux centres de soins sous vigilance renforcée : Vordenstein à Schoten (Anvers) et De Bottelarij à Kortemark (Flandre occidentale). Deux autres maisons de repos du groupe étaient déjà sur liste noire : James Ensor (Ostende) et Park Lane (Anvers). Orpea gère au total une soixantaine de maisons de repos en Belgique.

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