Une action qui grimpe de 6,28 % : Airbus est sur son petit nuage

Le carnet de commandes de l’avionneur européen est bien rempli.

Airbus, qui a publié ses résultats financiers mercredi soir après la fermeture du marché, a fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 15 % sur un an, à 12 milliards d’euros au premier trimestre.
Airbus, qui a publié ses résultats financiers mercredi soir après la fermeture du marché, a fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 15 % sur un an, à 12 milliards d’euros au premier trimestre. ©AP
R. Meu. (avec AFP)

Tout plane pour Airbus. L’action de l’avionneur européen a grimpé de 6,28 % en clôture ce jeudi à la Bourse de Paris, après l’annonce d’un triplement de son bénéfice trimestriel sur un an, à 1,22 milliard d’euros. Ces résultats sont supérieurs aux anticipations des analystes, selon une note de Jefferies.

Airbus, qui a publié ses résultats financiers mercredi soir après la fermeture du marché, a fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 15 % sur un an, à 12 milliards d’euros au premier trimestre.

Augmentation de cadence

Le cours est également porté par les annonces ambitieuses de production de A320 par le groupe. Airbus a annoncé augmenter la cadence de production de ces avions pour atteindre 75 exemplaires par mois en 2025.

"Il s'agit d'un relèvement significatif des perspectives du groupe, puisque le passage à 75 (avions par mois) impliquerait jusqu'à 700 millions d'euros d'excédent brut d'exploitation supplémentaire", commente la banque d'investissement Jefferies dans une note.

L’entreprise a d’ores et déjà livré 142 avions commerciaux entre début janvier et fin mars, contre 125 lors de la même période de l’année dernière.

"Avec seulement 17 avions de plus, il s'agit d'un résultat remarquable", ajoute Jefferies. Les bonnes nouvelles s'accumulent ces dernières semaines pour le constructeur aéronautique. Ce lundi, la compagnie australienne Qantas a ainsi confirmé une commande ferme de 52 Airbus, avec 97 options d'achat sur les monocouloirs à la clé. Le transporteur "aussie" a notamment commandé 12 Airbus A350-1000, attendus à partir de 2025, et qui seront déployés sur des vols directs ultra-longs au départ de ses bases dans les aéroports de Sydney puis de Melbourne. Paris et Francfort sont également dans la liste des destinations possibles.

Complexité du contexte géopolitique

La branche hélicoptères d'Airbus, de son côté, a livré autant d'hélicoptères qu'un an plus tôt, soit 39 unités, mais le chiffre d'affaires a crû de 7 % "reflétant la croissance des activités de services" et des produits plus haut de gamme.

L’avionneur européen, qui a gravement souffert de la crise du Covid-19, garde ses prévisions pour 2022 inchangées, alors que les sanctions contre la Russie après son invasion de l’Ukraine ont particulièrement touché le secteur aéronautique et spatial.

"Le profil de risque pour le reste de l'année s'avère plus difficile en raison de la complexité du contexte géopolitique et économique", commentait mercredi le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury, dans un communiqué.

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