La guerre en Ukraine coûte très cher à ING, qui perd des plumes en Bourse

Bien implantée sur le marché russe avant l'éclatement de la guerre en Ukraine, la banque ING est particulièrement exposée aux répercussions du conflit.

La Libre Eco avec Belga
La guerre en Ukraine coûte très cher à ING, qui perd des plumes en Bourse
©Shutterstock

Le bénéfice trimestriel d'ING s'est contracté de plus de moitié en raison des provisions effectuées face à la guerre en Ukraine. Le groupe néerlandais a réservé 834 millions d'euros pour des prêts qui pourraient ne jamais être remboursés, indique-t-il vendredi. Cette intervention a entraîné une baisse du bénéfice qui se limite à 429 millions d'euros au premier trimestre, contre un peu plus d'un milliard un an auparavant.

Avec l'invasion de l'Ukraine, ING est également intervenue auprès de sa succursale russe qui emploie environ 300 personnes. Début mars, la banque a décidé de cesser de faire de nouvelles affaires avec des entreprises russes. Le groupe a accordé plus de 5 milliards d'euros de prêts à des clients russes, soit environ 1% de son portefeuille total.

ING a néanmoins obtenu de bons résultats au cours du premier trimestre malgré le conflit, notamment grâce à la hausse des taux d'intérêt sur les marchés financiers, selon son CEO Steven Van Rijswijk.

En Belgique, ING a enregistré un bénéfice avant impôt de 51 millions d'euros pour les activités de banque de détail (y compris le Luxembourg) contre une perte de 43 millions d'euros à la même période l'année dernière. Le revenu total (chiffre d'affaires) a par contre baissé, passant de 642 millions d'euros à 618 millions.

A la Bourse d'Amsterdam, l'action ING perdait 1,90 % à l'ouverture.