Frontline augmente sa participation dans Euronav

Une augmentation qui se déroule alors que le projet de fusion entre les deux entreprises semble se rapprocher.

La Libre Eco avec Belga
Frontline, entreprise maritime norvégienne exploitant des navires pétroliers, a augmenté sa participation dans son homologue belge Euronav, basée à Anvers.
Frontline, entreprise maritime norvégienne exploitant des navires pétroliers, a augmenté sa participation dans son homologue belge Euronav, basée à Anvers. ©Shutterstock

Frontline, entreprise maritime norvégienne exploitant des navires pétroliers, a augmenté sa participation dans son homologue belge Euronav, basée à Anvers, rapporte l'agence de presse financière Bloomberg. Les Norvégiens ont acquis un intérêt supplémentaire de 2,95 % par le biais d'un échange d'actions et détiendraient désormais près de 13 % d'Euronav. Ils affirment également vouloir concrétiser leur projet de fusion avec l'entreprise anversoise par le biais d'une offre d'échange volontaire. D'après Bloomberg, l'opération s'est faite par le biais de "négociations privées".

Euronav et Frontline ont annoncé il y a près de deux mois qu'elles souhaitaient fusionner, ce qui donnerait naissance à la plus grande compagnie maritime de transport de pétrole au monde. Mais ces projets se heurtent à la résistance du principal actionnaire d'Euronav : la CMB (Compagnie maritime belge), qui appartient à la famille anversoise Saverys. Cette dernière préfère une stratégie d'écologisation et souhaite diversifier sa flotte en s'éloignant du transport de pétrole brut.

La famille Saverys contrôle 19,59 % d'Euronav mais semble isolée dans sa résistance. Elle n'a par exemple pas pu faire nommer ses trois administrateurs lors de la dernière assemblée générale d'Euronav.

L'opération annoncée par Frontline ce week-end laisse également supposer que certains actionnaires sont favorables à une fusion. Les Norvégiens ont en effet pu acquérir un paquet d'actions d'Euronav par le biais de négociations privées. Ils ont obtenu environ 5,96 millions en échange de 8,34 millions de nouvelles actions de Frontline.

Entretemps, le projet de fusion se poursuit donc avec vigueur. "Frontline et Euronav travaillent d'arrache-pied pour conclure l'audit préalable et mettre au point une structure de transaction appropriée. Celle-ci pourrait inclure, dans un premier temps, une offre d'échange volontaire de Frontline contre des actions Euronav. Frontline envisagerait ensuite de fixer le taux d'acceptation minimum à 50,1%, y compris les actions déjà détenues par Frontline."

Opter pour une majorité simple permettrait à l'entreprise norvégienne de contourner la résistance de la famille Saverys. Selon Bloomberg, cette dernière a également augmenté légèrement sa participation dans Euronav ces dernières semaines.