GSK investit 70 millions d'euros supplémentaires sur son site de Wavre

La division vaccins prendra de l'importance avec des moyens supplémentaires pour soutenir les recherches en cours.

La Libre Eco avec Belga
GSK investit 70 millions d'euros supplémentaires sur son site de Wavre
©Shutterstock

GSK (GlaxoSmithKline) a décidé d'investir 70 millions d'euros supplémentaires sur son site de Wavre pour produire l'antigène d'un vaccin VRS (virus respiratoire syncytial), qui cause plusieurs maladies respiratoires, a annoncé le groupe vendredi. Il veut faire de sa division vaccins un moteur de croissance. Un "nouveau GSK" prendra forme le 18 juillet lors de la séparation officielle du groupe avec la nouvelle société Haleon, l'entité santé grand publique. La division vaccins prendra de l'importance avec des moyens supplémentaires pour soutenir les recherches en cours.

Parmi celles-ci, le vaccin VRS développé par le groupe a obtenu des résultats positifs et bénéficiera d'un budget supplémentaire de 70 millions d'euros, en plus des 330 millions annoncés en mars 2021. "Nous sommes les premiers à obtenir de tels résultats positifs", se réjouit Emmanuel Amory, désigné administrateur délégué de la division vaccins en mai dernier. "C'est un grand succès que l'on doit aux compétences belges des chercheurs et des producteurs."

Les résultats seront publiés cet été et les demandes réglementaires pour le vaccin suivront au second semestre de l'année. Le VRS cause chaque année 360.000 hospitalisations et 24.000 décès chez les adultes âgés à travers le monde.

GSK collabore également avec Sanofi pour développer un vaccin de rappel contre le Covid-19. Les premiers résultats sont positifs avec une bonne réponse immunitaire contre les variants préoccupants, dont Omicron, indique Emmanuel Amory. "Nous travaillons aussi sur la technologie à ARN messager", poursuit-il. "Nous sommes en train de rattraper notre retard en interne et en collaboration avec la société CureVac."

Le groupe a par ailleurs déjà annoncé investir 1,6 milliard pour travailler sur les maladies tropicales rares dans les pays en voie de développement.