La Wallonie s'arrime au fleuron flamand des nanotechnologies pour créer les champions technologiques de demain

En investissant 10 millions d'euros dans imec.xpand Fund II, la SRIW, Noshaq et Sambrinvest rejoignent la structure d’investissement de l'imec, principal pôle mondial de recherche et d'innovation dans le domaine des nanotechnologies.

P.-F.L.
La Wallonie s'arrime au fleuron flamand des nanotechnologies pour créer les champions technologiques de demain
©Shutterstock

La SRIW, associée aux invests liégeois (Noshaq) et carolo (Sambrinvest), a annoncé ce vendredi avoir investi 10 millions d'euros dans le nouveau fonds de capital-risque imec.xpand Fund II créé par le centre technologique flamand imec. Basé à Louvain, l'imec est considéré comme le principal pôle mondial de recherche et d'innovation dans le domaine des nanotechnologies et, en particulier, des semi-conducteurs. Il emploie 4.500 chercheurs en Flandre et à l'étranger.

Lancé en début d'année, imec.xpand Fund II ambitionne de devenir l'une des références mondiales de l'investissement dans le domaine des semi-conducteurs. Déjà doté de 150 millions d'euros (via des apports des actionnaires historiques et de nouveaux investisseurs), l'objectif est d’atteindre un "closing" final entre 250 et 300 millions d'euros, avec la capacité de réaliser des investissements de l’ordre de 10 à 15 millions d'euros par société en portefeuille. Le fonds est également soutenu par des partenaires industriels en Europe et en Asie. Le premier fonds d'imec.xpand, créé en 2017 et doté de de 117 millions d'euros, a investi dans seize sociétés, dont une licorne (PsiQuantum,) et plusieurs projets à fort potentiel. Imec.xpand investit dans des start-up et des scale-up actives dans les domaines de la nanoélectronique et des technologies numériques.

"Multiplier les collaborations d’entreprises et de centres de recherche"

Pour les trois investisseurs institutionnels wallons, la montée dans imec.xpand Fund II est un "signal de coopération fort, qui démontre l'intérêt en Wallonie pour l'industrie des semi-conducteurs". L'apport de 10 millions d'euros s'inscrit dans une collaboration plus large incluant le partage de projets d'investissements, la mutualisation des processus de "due diligence" et l'intention du fonds d'investir en Wallonie. Il devra aussi se traduire par une connexion plus importante entre imec et les acteurs de la recherche en Wallonie, avec l'ambition de "créer et soutenir les fleurons technologiques de demain".

"Imec a des partenariats partout dans le monde, sauf en Wallonie. C'est en train de changer, avec notamment une collaboration avec GSK, explique Olivier Vanderijst, président du comité de direction de la SRIW. Notre ambition, au-delà de l'investissement dans ce fonds, est de multiplier les collaborations d'entreprises et de centres de recherche wallons avec un acteur de pointe". Le fait d'avoir intégré une responsable d'imec, à savoir Mieke De Ketelaere (experte en intelligence artificielle), dans le comité d'investissement du fonds wallon du numérique W.IN.G. participe de la même stratégie, ajoute Olivier Vanderijst.

"L'ecosystème wallon est à la pointe tant en recherche qu'en entrepreunariat dans plusieurs secteurs pertinents pour imec : électronique et semi-conducteurs, technologies médicales et sciences du vivant, indique, de son côté, Olivier Rousseaux, directeur Venture Development à l'imec. Avec l'implication des invests wallons, nous avons l'ambition d'accélérer les collaborations avec cet écosystème. Cela devrait bénéficier aux start-up et au milieu de la recherche en Wallonie en facilitant un accès privilégié aux technologies les plus pointues développées par l'imec".