Le nombre de faillites de PME pour l'année 2021 au plus bas depuis dix ans

Le ministre des Indépendants et des PME, David Clarinval, a fait part d'une baisse des faillites des PME pour l'année écoulée.

La Libre Eco avec Belga
"Il faut tempérer ces données, car les mesures de soutien prises par les différents niveaux de pouvoir influencent positivement ces chiffres", a rappelé le ministre Clarinval.
"Il faut tempérer ces données, car les mesures de soutien prises par les différents niveaux de pouvoir influencent positivement ces chiffres", a rappelé le ministre Clarinval. ©BELGA

En 2021, 6 532 PME ont fait faillite, ce qui représente une baisse de 9,2 % par rapport à 2020 mais aussi le nombre le plus bas de ces 10 dernières années, selon des données communiquées vendredi par le ministre des Indépendants et des PME, David Clarinval. Ces faillites ont provoqué la perte de 17 379 emplois. Cette diminution s'explique entre autres par des mesures prises dans le cadre de la crise sanitaire, dont le moratoire sur les faillites, le moratoire tacite sur les dettes fiscales et sociales, ou encore les mesures de soutien aux entreprises, souligne le ministre.

Le secteur de la construction a été le plus touché, avec 1 411 faillites et 3 368 pertes d'emploi, soit un cinquième du total des faillites (21,6 %) et des pertes d'emploi (19,4 %) Vient ensuite le secteur du commerce, deuxième plus grand secteur d'activité en Belgique en termes de PME, qui a enregistré 1 398 faillites et 3 379 emplois perdus. Le troisième le plus touché est l'horeca, avec 1 047 faillites et 2 910 pertes d'emploi, "un taux de faillites supérieur à la moyenne".

"Ces trois activités rassemblaient, à elles seules, 59 % des défaillances et 55,6 % des pertes d'emplois de PME en 2021, une situation comparable à celle de 2020", note David Clarinval.

En moyenne, 2,66 emplois ont été perdus par faillites en 2021 et 96,5 % d'entre elles concernent des entreprises de moins de 10 salariés.

"Ce sont des bons chiffres, l'année 2021 a été globalement bonne. Cependant, il faut tempérer ces données, car les mesures de soutien prises par les différents niveaux de pouvoir influencent positivement ces chiffres. (...) Je vais rester attentif à la situation des PME dans les prochains mois et continuer à la suivre de très près", conclut-il.