Gazprom réduit encore ses livraisons de gaz à l'italien Eni et à l'autrichien OMV

Gazprom a encore réduit d'un tiers supplémentaire ses livraisons de gaz à Eni et a diminué de 70 % ses livraisons au groupe autrichien OMV.

La Libre Eco avec AFP
L'Italie a réussi à réduire sa dépendance au gaz importé de Russie à désormais 25 % contre 40 % l'an dernier.
L'Italie a réussi à réduire sa dépendance au gaz importé de Russie à désormais 25 % contre 40 % l'an dernier. ©Jean-Luc Flémal

Gazprom a encore réduit d'un tiers supplémentaire ses livraisons de gaz à Eni, en fournissant lundi une quantité d'environ 21 millions de m³, a annoncé le groupe italien des hydrocarbures dans un communiqué.

La moyenne des derniers jours a été d'environ 32 millions de m³, précise Eni. Une partie du gaz livrée par le géant russe à l'Italie est transportée par Nord Stream 1, qui fait l'objet depuis lundi matin de travaux de maintenance.

L'essentiel du gaz russe livré à l'Italie passe par l'Ukraine, à travers le gazoduc TAG qui arrive à Tarvisio dans le nord du pays, à la frontière avec l'Autriche.

Par ailleurs, le géant gazier réduit également ses livraisons de gaz au groupe autrichien OMV. "OMV a été informé par Gazprom de la diminution de l'approvisionnement en gaz, ce qui se traduit pour aujourd'hui par une baisse de 70 % des volumes arrivant au terminal de Baumgarten", l'un des principaux centres de distribution en Europe centrale, a indiqué la compagnie dans une déclaration transmise à l'AFP.

Baisse des livraisons

Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions contre la Russie. Gazprom a interrompu ses livraisons de gaz à plusieurs clients européens qui ont refusé de payer en roubles.

Environ la moitié des entreprises étrangères qui ont conclu un contrat de fourniture de gaz avec Gazprom ont ouvert un compte en roubles auprès de Gazprombank pour honorer leurs paiements, avait assuré à la mi-mai le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, cité par Ria Novosti.

Eni, contrôlé à 30,3 % par l'État, avait ainsi ouvert un compte en euros et un autre en roubles auprès de Gazprombank afin de régler ses paiements de fourniture de gaz russe à la fin du mois de mai, se pliant ainsi aux exigences de Moscou. Le paiement se fait en euros, selon le groupe.

L'Italie a réussi à réduire sa dépendance au gaz importé de Russie à désormais 25 % contre 40 % l'an dernier, grâce aux efforts de diversification des fournisseurs entamés après l'invasion de l'Ukraine, a indiqué fin juin le chef du gouvernement Mario Draghi.

Selon le ministre de la Transition écologique Roberto Cingolani, les stocks italiens étaient à 55 % fin juin et devraient atteindre 90 % d'ici la fin de l'année.