Près de 43 % des producteurs wallons de plus de 50 ans ont un ou deux repreneurs

La question de la reprise des exploitations agricoles est un enjeu important pour les années à venir.

La Libre Eco avec Belga
Près de 43 % des producteurs wallons de plus de 50 ans ont un ou deux repreneurs
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Près de 43 % des producteurs wallons de plus de 50 ans ont un ou deux repreneurs pour leur exploitation, selon une enquête réalisée par le Collège des producteurs auprès de plusieurs centaines de sondés et présentée lundi en marge de la Foire agricole de Libramont. Ce pourcentage peut sembler faible mais il est "plutôt une bonne nouvelle", pour Emmanuel Grosjean, coordinateur du Collège des Producteurs. "On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein mais les perspectives précédentes disaient généralement qu'à peine un sur trois avait un repreneur".

La question de la reprise des exploitations agricoles est un enjeu important pour les années à venir. La moyenne d'âge est en effet élevée dans le monde agricole. En Wallonie, en 2016, 67 % des exploitants avaient plus de 50 ans.

Selon la dernière enquête du Collège des producteurs, 32 % des répondants de plus de 50 ans n'ont en revanche pas de repreneur identifié et près de 25 % "ne savent pas encore".

Interrogés sur les principales difficultés rencontrées lors d'une reprise, les sondés citent les "aspects financiers" (63 %), un revenu insuffisant (54 %), les charges administratives (46 %) et les charges de travail et la pénibilité (41 %).

Quant aux actions qui pourraient être entreprises pour favoriser la reprise des fermes, le soutien aux fermes familiales est évoqué d'emblée (59 %), devant le maintien de la cession privilégiée du bail à ferme (44 %) et l'amélioration des aides financières (40 %).

Le Collège des producteurs a par ailleurs profité de la Foire de Libramont pour annoncer lundi qu'il publierait son observatoire mensuel des filières agricoles. Mis en place il y a deux ans, dans le contexte de la pandémie, afin de prendre le pouls des différentes filières agricoles, cet observatoire n'était jusqu'ici communiqué qu'à des acteurs professionnels.