La coentreprise qui produit les Jeep en Chine dépose le bilan

Stellantis et Guangzhou Automobile Group Co (GAC) ont approuvé une résolution autorisant leur coentreprise à déposer le bilan.

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Stellantis, né de la fusion Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, et son partenaire chinois GAC ont annoncé lundi le dépôt de bilan de leur coentreprise qui produit des Jeep en Chine, au moment où le groupe automobile revoit sa stratégie dans le pays.

Stellantis et Guangzhou Automobile Group Co (GAC) ont "approuvé une résolution autorisant [leur] coentreprise à déposer le bilan", a indiqué dans un communiqué le groupe aux 14 marques, évoquant un "contexte déficitaire".

Stellantis avait annoncé en juillet son retrait de cette entreprise faute d'avoir réussi à y prendre une part majoritaire. GAC a précisé de son côté que cette décision des actionnaires avait été prise à l'unanimité.

Jeep, qui est en cours d'électrification, était l'une des principales pistes de développement pour Stellantis en Chine, où il n'avait que 0,5% de parts de marché début 2022.

Contraintes réglementaires

Le groupe discute actuellement avec son partenaire Dongfeng de l'avenir de Peugeot et Citroën sur le premier marché mondial, où le groupe n'a jamais réussi à percer, alors que Volkswagen y a vendu plus de 3 millions de voitures en 2021.

Les marques étrangères doivent y composer avec des contraintes réglementaires et une multitude d'acteurs locaux qui ont gagné en compétitivité, en particulier sur le créneau de l'électrique.

Jeep ne vendra désormais que des voitures importées. Un plan produit "comportant le détail des modèles disponibles pour le marché chinois sera rendu public prochainement", a précisé un porte-parole de Stellantis à l'AFP.

Stellantis a indiqué que le modèle de distribution avec les concessionnaires chinois "reposerait sur les mêmes principes que ceux qui sont aujourd'hui profitables pour Maserati et Alfa Romeo", deux autres marques du groupe qui ont connu de bons lancements sur le marché chinois.

Plus tôt ce mois, le directeur général de Stellantis Carlos Tavares avait averti que son groupe pourrait à terme ne plus produire de voitures en Chine, selon la tournure que prenaient ses négociations avec ses partenaires locaux.