Lufthansa toujours intéressé pour reprendre ITA Airways

Lufthansa a toujours dit privilégier une privatisation complète de la compagnie italienne alors que l'ancien gouvernement de Mario Draghi avait choisi de conserver une participation publique.

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Le premier groupe européen du transport aérien Lufthansa reste intéressé par la reprise de la compagnie ITA Airways, contrôlée par l'État italien, après la levée lundi par Rome d'une période de négociations exclusives avec un consortium dont fait partie Air France KLM.

"Nous surveillons la poursuite du processus de vente d'ITA et sommes toujours intéressés par une véritable privatisation de la compagnie aérienne", a déclaré mercredi une porte-parole de la compagnie allemande à l'AFP.

Le groupe "est toujours intéressé par le marché italien", a ajouté cette source.

Lufthansa a toujours dit privilégier une privatisation complète de la compagnie italienne alors que l'ancien gouvernement de Mario Draghi avait choisi de conserver une participation publique.

Lundi, le nouveau ministre italien de l'Economie Giancarlo Giorgetti a annoncé sa décision de ne pas renouveler la période d'exclusivité pour les négociations avec un consortium composé du fonds d'investissement américain Certares et des compagnies Air France-KLM et Delta sur la vente d'ITA Airways, née des cendres d'Alitalia.

Offre de Certares

Le précédent gouvernement avait annoncé fin août avoir retenu l'offre de Certares, associé à Air France-KLM et Delta Air Lines, pour le rachat d'ITA Airways en vue de l'ouverture de négociations exclusives.

Cette annonce surprise avait constitué un revers pour l'armateur italo-suisse MSC et son allié Lufthansa, qui étaient considérés jusque-là comme favoris dans la course au rachat du successeur d'Alitalia et pourraient désormais entrer à nouveau en piste.

Air France-KLM a de son côté "pris note" de l'annonce par le Ministère de l'Economie italien de la fin de la période d'exclusivité et ajouté qu'il "évalue ses options sur le marché italien du transport aérien et attend de plus amples informations de la part de l'État italien".

Une entrée au capital d'Air France-KLM ne pourrait pas dépasser 10%, car la compagnie a les mains liées par les conditions imposées par la Commission européenne en contrepartie de l'aide publique reçue pour surmonter la crise du Covid-19.

Avant d'être écartés de la course, MSC et Lufthansa avaient proposé fin août de débourser 850 millions d'euros pour 80% d'ITA, ne laissant à l'Etat italien qu'une part de 20%.