L’UWE tacle les grévistes : "Pourquoi pénaliser les entreprises, elles aussi victimes de la crise ?"

La fédération patronale regrette que les entreprises wallonnes, déjà fortement touchées par la crise, doivent faire face à des blocages ce mercredi.

La Libre Eco
Olivier de Wasseige, président de l'Union Wallonne des Entreprises, a présenté le point conjoncturel annuel.
Olivier de Wasseige, président de l'Union Wallonne des Entreprises, a présenté le point conjoncturel annuel. ©JC Guillaume

L’Union wallonne des entreprises (UWE), qui défend les intérêts du patronat wallon, fait part de son désarroi face à la grève, alors que la crise actuelle touche aussi bien les ménages que les entreprises, selon la fédération.

"L’Union Wallonne des Entreprises a déjà fait part de sa compréhension par rapport à la situation difficile que vivent les ménages, et singulièrement les plus précarisés, et elle le répète : la société dans son ensemble doit tout mettre en œuvre pour assurer la qualité de vie de chacun", écrit-elle. "Les entreprises contribuent à cette qualité de vie, notamment en donnant de l’emploi à près de 800 000 personnes en Wallonie et en créant de la valeur, à la source du financement de tous nos besoins collectifs", avance-t-elle, pour défendre les entrepreneurs du sud du pays.

Victimes collatérales

"La difficulté majeure des entreprises aujourd’hui est de continuer à produire, à maintenir l’emploi, à créer de la valeur, voire à subsister, alors qu’elles sont elles-mêmes confrontées à ces hausses de coût (travail, énergie, matières….) et ce, dans un environnement où d’autres, en Europe et dans le monde, ne font pas face à ces mêmes contraintes", commente pour sa part Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l’UWE.

La fédération affirme dès lors mal comprendre pourquoi les entreprises "terriblement affectées par la situation actuelle" fassent l’objet de blocages et soient forcées de rester à l’arrêt.

Pourtant, les PME ne sont pas spécialement concernées par les grèves, mais la fédération patronale affirme qu’elles sont des victimes collatérales des blocages. Même un secrétaire régional de la FGTB reconnaissait que "les piquets ne se trouvent pas seulement devant les grandes industries mais également devant certaines entreprises où il n’y en avait jamais eu auparavant", pour illustrer le succès de l’action.

"Seule une approche commune, basée sur une compréhension mutuelle, permettra aux entreprises et travailleurs de trouver des solutions pour relever les difficultés auxquelles toutes et tous sont confrontés actuellement", termine encore Olivier de Wasseige.