Cette trentenaire multimillionnaire veut redistribuer l'argent de son héritage "injuste"

Marlene Engelhorn a obtenu un gros héritage... dont elle n'est pas si fière.

Marlene Engelhorn
Marlene Engelhorn ©Twitter Marlene Engelhorn

Marlene Engelhorn, ce nom ne vous dit probablement rien mais sachez que cette femme austro-allemande de 30 ans vient tout juste de devenir... multimillionnaire. Les raisons? Elle vient de bénéficier d'un gros héritage de sa grand-mère, décédée le 22 septembre dernier à l'âge de 95 ans.

Mais d'où provient tout cet argent? Pour le comprendre, il faut remonter aux origines familiales. La grand-mère de Marlene, Traudl Engelhorn-Vechiatto, a en fait épousé un des arrière-petits-fils de Friedrich Engelhorn, célèbre fondateur des entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes BASF, décédé en 1902 en laissant derrière lui une immense fortune.

Le magazine américain Forbes a estimé qu'à sa mort, Traudl Engelhorn-Vechiatto disposait encore d'une fortune estimée à 4,2 milliards de dollars. C'est à présent au tour de la petite-fille de Traudl, Marlene, de disposer d'une ("petite") partie de cette richesse. "Je ne sais toujours pas de combien exactement, on n’a pas encore lu le testament, mais probablement des dizaines de millions d’euros", confie la jeune femme, selon des propos rapportés par Le Monde.

Si beaucoup se réjouiraient de disposer tout à coup d'une telle somme, ce n'est pas le cas de Marlene, qui estime cet héritage "injuste". "Je n’ai jamais travaillé pour cela", déclare-t-elle.

En fait, cette étudiante en littérature allemande savait déjà depuis début 2021 qu'elle allait hériter d'un pactole. Mais depuis, elle ne cesse de faire connaître son avis tranché sur la question et a même déjà demandé à l'Etat autrichien de lui prélever "au moins 90%": "Il est injuste qu’un être humain soit ultra-riche, qu’il ne paye pas d’impôt et qu’il puisse profiter de sa fortune pour influencer le débat politique sur le sujet", précise-t-elle. Il faut savoir qu'en Autriche, il n’existe aucun droit de succession depuis 2008. En tant qu'Austro-Allemande, Marlene, qui a justement publié un livre "Geld" ("argent" en allemand, NDLR) dans lequel elle prône une fiscalité "anti-riches", anime également des débats en Allemagne où elle espère que les choses vont aussi bouger au niveau de l’impôt sur la fortune.

Issue de la grande bourgeoisie, Marlene confie qu'elle a eu une prise de conscience à "l'Université publique", au contact de "gens normaux" après avoir grandi dans "la société parallèle des riches". A côté de son livre et des ses prises de parole "pro-taxation", elle réfléchit à présent à la manière dont elle va bien pouvoir redistribuer son héritage. Et Marlene de conclure: "Et après, j’irai travailler. Si j’avais le choix, le vrai choix, je serais d’ailleurs déjà dans une maison d’édition comme relectrice".