L'offre de rachat de Metro par la direction de Makro "ne serait pas conforme aux règles"

La seule offre de rachat sur la table ne serait pas conforme, informent les syndicats.

Les magasins Makro sont menacés de faillite, ce qui entraînerait la perte de plus de 1 200 emplois.
Les magasins Makro sont menacés de faillite, ce qui entraînerait la perte de plus de 1 200 emplois. ©Photo News

Une offre de rachat par la direction de Makro Cash & Carry est "remise en question par le juge du tribunal de l'entreprise d'Anvers et elle ne serait pas conforme aux règles", rapporte Wilson Wellens, secrétaire du syndicat libéral ACLVB. Les syndicats ont défendu leur position commune sur l'offre publique d'achat du grossiste en restauration Metro, qui fait partie de Makro Cash & Carry.

Le CEO Vincent Nolf et la direction ont proposé 110 000 euros pour une reprise, selon Wilson Wellens. Soit "en dessous de la valeur de liquidation (le montant estimé pour lequel une entreprise peut être vendue rapidement en cas de faillite, ndlr)", a déclaré M. Wellens. "La direction doit donc admettre qu'elle n'a pas trouvé de financement supplémentaire."

Makro Cash & Carry Belgium s'est vu accorder une protection contre ses créanciers par le tribunal de l'entreprise d'Anvers en septembre jusqu'à la mi-janvier. Cette décision a été suivie d'une procédure de vente de tout ou partie de la chaîne de magasins. Le groupe comprend 11 magasins du grossiste en restauration Metro et six magasins de la chaîne de supermarchés Makro.

Il n'y avait qu'une seule offre pour les magasins Makro, mais elle a déjà été rejetée. Ces magasins sont donc menacés de faillite, ce qui entraînerait la perte de plus de 1 200 emplois. Les magasins Metro ont fait l'objet d'une offre de la part du néerlandais Sligro et de son actuel directeur général, Vincent Nolf. Dans le premier cas, quelque 500 emplois pourraient être sauvés, dans le second plus de 600.

Mais l'offre de M. Nolf n'est donc pas conforme aux règles, selon le tribunal de l'entreprise d'Anvers, a déclaré le syndicat. Enfin, Wilson Wellens fait remarquer que les millions que Sligro mettrait sur la table pourraient être importants pour rembourser les éventuels créanciers et le passif social.