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La Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) a effectué une estimation de l’essor des ventes en ligne dans le monde, à la suite des différentes mesures restrictives liées à la pandémie. Selon ce rapport, l’an passé, cette conjoncture particulière a fait passer le niveau des ventes de détail en ligne de 16 à 19 % du total des ventes de détail. Elles ont bondi de 4 % en valeur en 2019 par rapport à 2018 pour atteindre 26 700 milliards de dollars. Ce chiffre, expliquent les auteurs de l’étude, qui reprend les ventes entre entreprises (21 800 milliards de dollars) et d’entreprises aux consommateurs (4 900 milliards), pèse près de 30 % du PIB mondial de 2019. "Ces statistiques montrent l’importance croissante des activités en ligne. Elles soulignent également la nécessité pour les pays, en particulier pour les pays en développement, de disposer de telles informations alors qu’ils reconstruisent leurs économies à la suite de la pandémie de Covid-19", a déclaré Shamika Sirimanne, directrice de la technologie et de la logistique à la Cnuced.

Cela étant, l’étude montre aussi les zones d’ombre des entreprises de commerce en ligne en matière d’inclusion numérique, en se basant sur un indice publié par la World Benchmarking Alliance. "L’indice a classé 100 entreprises numériques, dont 14 entreprises de commerce électronique, en fonction de leur contribution à l’accès aux technologies numériques, au développement des compétences numériques, au renforcement de la confiance et à la promotion de l’innovation." En cause, la course à la rentabilité ? "Ces entreprises se sont davantage concentrées sur les actionnaires au lieu de s’engager auprès d’un large groupe de partenaires et de compiler des données sur leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance" , indique le rapport.