Jacques fut le premier chocolatier belge à être certifié Ambao, c'était en décembre 2001. Qu'en reste-t-il aujourd'hui?

Avec Ambao, nous avons continué à produire un produit 100 pc naturel, traditionnel dans le bon sens du terme. En outre, Ambao aurait pu devenir un formidable argument de vente, notamment à l'étranger. Notre chocolat s'exporte bien car il est meilleur pour des raisons techniques (broyage plus fin et temps de conchage - mélange dans de grandes cuvettes, les conches - plus long avec à l'arrivée, un chocolat plus onctueux, plus homogène), mais aussi parce qu'il est belge, reconnu. Ambao permettait de faire la différence dans un contexte de nivellement par le bas et d'avoir en main un atout de vente définitif. Or, le monde du chocolat belge n'a pas suivi: 11 sur 400 utilisateurs de chocolat y ont adhéré, dont un seul fabricant de tablettes et de bâtons, Jacques. Mais nous comptons maintenir nos recettes Ambao et donc poursuivre le 100 pc cacao sans exception pour les produits Jacques. Par contre, nous ne savons pas encore si nous allons conserver le logo Ambao car il ne signifie rien pour le consommateur.

Pratiquement, que change la transcription de la directive dans le droit belge?

Cela donne à tout le monde la possibilité d'adjoindre d'autres matières grasses que le beurre de cacao. Soit un chocolat plus facile à fabriquer, qui se conserve mieux, avec, à l'arrivée, un goût non altéré. Mais ce n'est plus du vrai chocolat.

L'avenir du chocolat belge?

Il a une réputation mondiale et la seule façon de maintenir cette avance, c'est de continuer à fabriquer un produit d'une telle qualité. Qui sort du lot. (A.Ma.)

© La Libre Belgique 2003