La compagnie pétrolière américaine ExxonMobil prévoit de supprimer quelque 320 emplois en Belgique d'ici la fin 2021, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Selon les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen, qui relaient cette nouvelle mercredi, plus de 60 emplois sont menacés dans les différents sites en province d'Anvers et 260 autres le sont au siège social à Machelen. "L'objectif est d'éviter autant que possible les licenciements secs, par exemple par le biais de départs à la pension et des départs naturels, mais ils ne sont pas exclus dans le cadre de ce plan", explique ExxonMobil. L'entreprise évoque la crise économique - causée par la pandémie de coronavirus - qui frappe durement le secteur pétrochimique.

"Les possibilités de redéploiement en interne seront limitées compte tenu de l'ampleur de la restructuration proposée", ajoute-t-elle. "Sur les sites de production de la province d'Anvers - une raffinerie et deux usines chimiques - ainsi qu'au Centre technologique européen de Machelen, l'impact potentiel sur le nombre de postes sera moindre qu'au siège social."

1600 emplois menacés en Europe

Plus de vingt emplois sont menacés dans chacune de trois usines anversoises (dans le port, à Zwijndrecht et à Meerhout). Le siège social de Machelen, près de Bruxelles, est le plus touché avec 260 postes de travail qui risquent de disparaître, écrivent les journaux flamands mercredi.

L'entreprise emploie directement environ 2.400 personnes en Belgique. Le processus d'information et de consultation avec les comités d'entreprise a débuté.

ExxonMobil avait annoncé lundi son intention de supprimer 1.600 emplois en Europe d'ici la fin de l'année prochaine.