Selon une enquête réalisée par L'Echo et De Tijd, si 43% des employeurs des PME belges n'ont pas de plan d'extension parce qu'ils sont toujours aux prises avec la crise, près de la moitié d'entre eux (45%) affirme par contre vouloir engager du personnel afin d'étendre leurs activités. Un optimisme qui semble être confirmé par le baromètre de l'Unizo, l'organisation patronale flamande. "Même auprès des dirigeants des plus petites entreprises, on a le sentiment que le pire est passé", explique Johan Bortier, directeur du service d'étude de l'Unizo.

La question est toutefois de savoir si l'extension des activités mènera à des créations d'emplois. La hauteur des charges sociales en Belgique pourrait en effet être un frein. D'ailleurs, toujours d'après l'enquête des deux quotidiens, à la question de savoir ce qui pourrait le plus doper la création d'emplois en Belgique, 48% des dirigeants de PME citent la diminution de ces charges sociales, et 28% la limitation dans le temps des allocations de chômage.

De Morgen relaie pour sa part une enquête du Syndicat neutre pour indépendants, selon laquelle un tiers des PME flamandes se verrait dans l'obligation de licencier du personnel si les mesures anti-crise ne sont pas prolongées. L'absence d'une telle prolongation signifierait même, pour une PME flamande sur six, la faillite. Un tiers des répondants réclament un statut permanent pour ces mesures, tandis que 29% plaident pour un allongement de 6 mois.