Les activités de production d'AB InBev en Belgique restaient totalement à l'arrêt mercredi matin, après 13 jours de barrage autour des brasseries de Louvain et de Jupille et une semaine autour de celle de Hoegaarden. AB InBev ne pouvant plus fournir de travail à ses collaborateurs dans les brasseries, ceux-ci devront faire appel au système de chômage temporaire lié aux situations de grève, indique mercredi matin le groupe brassicole dans un communiqué. "Ces barrages ne permettent plus la livraison de matières premières, de vidanges et d'autres matériaux d'emballages. Par ailleurs, en parallèle, les entrepôts sont remplis de bière mais les brasseries ne peuvent pas libérer ces produits", ajoutait AB InBev.

Depuis le début de la semaine, les brasseries du groupe en Belgique peuvent à peine produire. Lundi et mardi, des activités complémentaires ont pu être assurées comme des travaux d'entretien et des formations.

La direction espère que la troisième réunion de conciliation entre employeur et syndicats, prévue mercredi après-midi, pourra parvenir au redémarrage du dialogue social. Ceci pourrait permettre de trouver ensemble des solutions et de minimiser l'impact sur le personnel.

La direction avait déjà annoncé que le nombre de licenciements effectifs pourrait être relativement limité, grâce à des disponibilités internes et des possibles mises à la prépension. Concrètement, il est question de 150 prépensions possibles et de 70 postes disponibles qui pourraient réduire en grande partie les 299 licenciements envisagés.