Ce vendredi 12 février, un certain nombre d'entreprises connaîtront des arrêts de travail, en raison d'une journée d'actions du front commun syndical. Les syndicats ont claqué la porte des négociations sur l'accord interprofessionnel 2021-2022, estimant qu'une marge salariale de 0,4% pour les deux prochaines années revient à "se moquer des travailleurs". Cette journée d'actions pourra prendre la forme d'arrêts de travail ou de réunions du personnel par exemple.

Lundi, la CNE souligne, dans une lettre adressée aux organisations patronales, tout le mal qu'elle pense de la loi de 1996 sur la compétitivité, qui avait été modifiée sous le gouvernement Michel. "(...) le front commun syndical refuse que les négociations interprofessionnelles et les négociations sectorielles à venir, soient paralysées par l'application rigoureuse et dogmatique d'une loi (1996/2017) contraire aux intérêts des travailleuses et travailleurs, à la justice sociale, à la relance économique et au droit fondamental à la négociation collective", rappelle le syndicat.

"Les salaires bruts doivent augmenter sur base d'accords collectifs partout où la situation le permet, les salaires les plus bas en particulier. Les conditions de travail doivent être significativement améliorées. Le temps de travail doit pouvoir être réduit collectivement - notamment pour préserver l'emploi. Des solutions doivent être trouvées pour les fins de carrière. Pour tout cela, une norme impérative - a fortiori avec un chiffre ridicule de 0,4% - n'est pas acceptable", poursuit la CNE dans sa missive.

Aux actions du 12 février, déjà annoncées, la CNE ajoute qu'elle a appelé ses militants à participer à des actions et rassemblements le jeudi 25 février, qui pourront eux aussi occasionner des arrêts de travail.

En outre, durant la semaine du 22 février, des assemblées électroniques seront convoquées dans certaines entreprises. "Les travailleurs pourront dès lors se déconnecter de leur travail pour y participer. Nous les couvrirons par le droit de grève au besoin", avertit le syndicat.

Enfin, la CNE a déposé un préavis de grève pour le 8 mars, qui marque la journée internationale du droit des femmes, au cours de laquelle des actions syndicales sont traditionnellement organisées.