Le bénéfice net part du groupe a certes reculé de 15,5% sur un an, à 546 millions d'euros, contre une perte de 295 millions au deuxième trimestre et en faisant un peu mieux que les attentes du consensus interrogé par Factset. Le résultat opérationnel (Ebit) a totalisé 794 millions d'euros, en recul annuel de 11,6%.

Les ventes se sont élevées à 5,96 milliards d'euros, baissant de 7% tandis que 90% des magasins propres ou exploités avec des partenaires étaient ouverts dans le monde, après les fermetures du printemps en raison des mesures de confinement.

Le boom du commerce en ligne s'est poursuivi, avec une hausse de 51% sur le trimestre pour représenter 35% des ventes totales de la période.

Ramenées en euros, pour mieux comparer les performances sur un an, le rival de Nike a vu ses ventes globales reculer de 3%.

La marque phare Adidas a reculé de 2% contre 7% pour sa petite sœur à problèmes Reebok, qui dépend fortement du marché américain.

L'Europe est le seul continent où le groupe d'Herzogenaurach a vu ses ventes progresser sur un an, en l'occurrence de 3%.

En raison des nouvelles mesures de confinement en cours, liées à la deuxième vague épidémique et qui concernent ses marchés clés, le groupe a dû fermer quelques magasins et les règles de distance plus strictes, notamment en Europe, ont eu un impact négatif sur leur fréquentation, explique-t-il.

Dans ce contexte Adidas s'attend pour le quatrième trimestre à une baisse de ses ventes en euros allant jusqu'à 5% et un résultat d'exploitation compris entre 100 et 200 millions d'euros.

Le groupe a par ailleurs indiqué mardi avoir remboursé un prêt de 500 millions d'euros accordé par la banque publique KfW au printemps, et avoir reçu un autre prêt de 1,5 milliard d'euros d'un consortium bancaire. Adidas avait obtenu en avril un accord du gouvernement allemand et de banques pour emprunter en tout 3 milliards d'euros en réaction aux graves répercussions de la pandémie sur ses activités.