Plusieurs marques d’intérêt, mais pas d’offre ferme de reprise en l’état, ont été reçues pour la compagnie aérienne française XL Airways à la date limite de dépôt des offres samedi midi, a-t-on appris de source proche du dossier. Il y a "différentes marques d’intérêt", a indiqué cette source. Mais des questions subsistent sur les capacités de financement des repreneurs qui se sont fait connaître, ce qui laisse planer le doute sur l’avenir de la compagnie aérienne au lendemain de la cessation d’activité d’Aigle Azur.

Intérêt mais pas de sous

"Aujourd’hui, on peut dire qu’on n’a pas rien du tout, mais on n’a pas non plus ce qu’il faut pour faire une offre […]. C’est compliqué à cette heure", a ajouté cette source.

"Il y a des manifestations d’intérêt" mais comme dans le dossier Aigle Azur "elles ne sont pas financées", selon cette même source, qui a indiqué que des discussions avec des sociétés étrangères avaient lieu.

En cessation de paiement, XL Airways a été placée lundi en redressement judiciaire, les repreneurs éventuels ayant jusqu’à samedi midi pour se faire connaître auprès de l’administrateur judiciaire, qui lui-même devait les déposer au greffe lundi au tribunal de commerce de Bobigny.

XL Airways emploie 570 collaborateurs et a transporté en 2018 quelque 730 000 passagers avec quatre Airbus A330, tous en leasing.

Elle a besoin de 35 millions d’euros pour repartir, a estimé son PDG Laurent Magnin pour qui elle a été la victime de la "concurrence internationale débridée" des compagnies à bas coût longs-courriers et du poids des taxes et charges sociales en France.

De son côté, la compagnie aérienne en faillite Aigle Azur a vu son activité cesser vendredi soir, aucune des offres de reprise n’ayant été retenue par le tribunal de commerce d’Évry.