Mardi, et pour sans doute la première fois, une demande d'aide financière au Fonds d'ajustement à la mondialisation (FEM) a été rejetée par les Etats membres de l'Union européenne. Ce dossier avait été introduit par la Wallonie afin d'aider 400 employés wallons licenciés par Carrefour lors de sa restructuration en 2018 à retrouver un emploi. C'est à cela que sert le FEM, qui dispose d'un budget annuel de 150 millions d'euros.

Le dossier Carrefour n'est toutefois pas encore enterré. Jeudi, lors d'un trilogue (une réunion entre la Commission, le Parlement et le Conseil européens) où le sujet était abordé, il a été demandé à la Commission de fournir davantage de preuves que la situation de l'enseigne au moment de la restructuration était bel et bien liée aux problèmes que peuvent causer la mondialisation.

La Commission, qui avait donné son feu vert début octobre au dossier Carrefour, devrait fournir les informations requises la semaine prochaine. A la lumière de ces nouveaux éléments, le cas de l'aide aux travailleurs wallons licenciés de Carrefour sera tranché lors d'un trilogue dont la date n'est pas encore connue.

Si le dossier est approuvé, le FEM versera à la Wallonie 1,6 million d'euros.