Selon nos informations, la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) a approuvé hier le prospectus d'introduction en Bourse de la jeune société belge Air Energy, fondée en 2001 par Frédéric Dawans et Luc Regout. Spécialité : développement, construction, exploitation d'unités de production d'énergie renouvelable. En l'occurrence, d'origine éolienne. Cette opération devrait être un mix de cession d'actions existantes et d'émission d'actions nouvelles (1/3 - 2/3 environ), qui devrait peser quelque 15 millions d'euros. A ce niveau, on est tout près des conditions d'accès au premier marché de la Bourse de Bruxelles. Mais Air Energy va faire ses premiers pas en Bourse sur le segment Alternext, dédié aux valeurs de croissance en Belgique.

Air Energy répond parfaitement à ce dernier critère puisqu'elle espère multiplier son chiffre d'affaires - 3,5 à 4 millions d'euros en 2006 - par 10 à l'horizon 2012. Un niveau de croissance estimé avant l'introduction en Bourse... Sur l'exercice écoulé, Air Energy qui exploite 19 éoliennes (32,5 mégawatts) a réalisé un bénéfice net d'un million d'euros, et s'est déjà approprié 42 pc du marché wallon de l'énergie éolienne. Pour 2007, Air Energy entrevoit le doublement de ce bénéfice. Autant dire que l'on parle ici d'un investissement de "bon père de famille", même si la première dizaine de pages du prospectus revient sur le niveau de risque d'un tel placement.

L'entreprise, assistée par la Banque Degroof dans son opération, a pour ambition d'atteindre une capacité de production de 200 mégawatts à l'horizon 2012, par le biais de développements en Belgique, mais aussi d'acquisitions, ici ou à l'étranger. De bonne source, on nous assure que Air Energy saura gâter ses actionnaires en leur distribuant un quart des bénéfices, sauf croissance exceptionnelle. Début de l'offre : le 14 mars lorsque le prospectus sera disponible. Fin : le 27 mars, sauf clôture anticipée. Prix : 20 à 25 fois le bénéfice net 2007 par action. Air Energy serait alors valorisée à environ 45 millions d'euros. Rien que de très logique si l'on considère le potentiel de ce marché et la valorisation des entreprises du secteur. L'opération devrait attirer les foules, rien que sur base des fondamentaux de l'entreprise.