Ces livraisons, qui comprennent 43 appareils de la famille A320 et 7 long-courriers A350, marquent toutefois une progression après les 39 appareils livrés aux clients en août, 49 en juillet et 36 en juin.

Depuis le début de l'année, l'avionneur a livré 341 appareils, contre 571 l'an dernier, soit 40% de moins.

Les livraisons sont un indicateur fiable de la rentabilité dans l'aéronautique, parce que les clients paient la majeure partie de la facture au moment où ils prennent possession des avions.

Ce nombre limité de livraisons est principalement dû aux demandes de reports de livraisons de la part de compagnies financièrement exsangues.

Airbus n'a par ailleurs pas enregistré de nouvelle commande en septembre, après une seule -un A320- au mois d'août.

Si l'avionneur se targue d'avoir totalisé 300 commandes nettes depuis le début de l'année, contre 127 l'an dernier à la même date, il n'a eu que 15 nouvelles commandes depuis avril.

Son carnet de commandes s'établissait à fin septembre à 7.441 appareils, contre 7.133 l'an dernier.

"Aujourd'hui les compagnies aériennes n'annulent pas leurs commandes, en revanche elles n'honorent pas leurs livraisons. Le sujet du carnet de commandes n'est pas la bonne façon de regarder le problème aujourd'hui", avait toutefois prévenu le président exécutif d'Airbus sur RTL le 22 septembre.

Début octobre, Airbus a toutefois annoncé les six premières commandes pour son nouveau produit, la version affaires de son A220, l'A220 ACJ (Airbus Corporate Jets).