L'augmentation, qui sera appliquée entre mai et juin, intervient en amont d'une audition fédérale concernant l'échec de la création d'un syndicat au sein du géant du commerce en ligne et après avoir été pointé du doigt par le président américain, Joe Biden, pour ses pratiques d'optimisation fiscale.

Amazon a largement tiré profit des conséquences économiques de la pandémie en cours, embauchant 500.000 personnes en 2020, pour un effectif total de désormais 1,3 millions de salariés dans le monde.

Généralement, le groupe réévalue les salaires à l'automne, avant le pic des ventes liées à l'approche des fêtes de fin d'année, mais cette pratique a été avancée cette année, alors qu'il envisage d'embaucher "plusieurs dizaines de milliers de personnes" aux États-Unis, a expliqué dans un communiqué la vice-président en charge des opérations mondiales, Darcie Henry.

L'augmentation concernera une partie des équipes des entrepôts du géant de la vente en ligne, les autres salariés voyant leur salaire actualisé plus tard dans l'année, a précisé le communiqué.

En 2018, Amazon avait instauré un salaire minimum de 15 dollars de l'heure pour l'ensemble de ses salariés américains et a rejoint récemment plusieurs autres grands groupes afin de faire campagne pour un salaire minimum au niveau fédéral, du même montant.

Employés sous pression

Ce salaire minimum, ainsi que d'autres avantages, fait partie des arguments avancés par Amazon afin de contrer la tentative, finalement infructueuse, de création d'un premier syndicat dans un de ses entrepôts américain, en Alabama (sud), en début de mois.

Représentants politiques et organisations syndicales reprochent à Amazon de maintenir ses employés sous pression et surveillance constantes, avec une protection faible de leur emploi, en soulignant l'importance d'une négociation collective sur ces sujets.

Après l'échec de la tentative de syndicalisation dans l'entreprise, les organisateurs ont accusé Amazon d'avoir intimidé ses salariés avant le vote par correspondance et déposé un recours devant le Bureau national des relations de travail. Tout en défendant le traitement de ses salariés, le fondateur et directeur général du groupe, Jeff Bezos, a promis une meilleure "vision" pour les employés.

Dans un courrier, il a fixé un nouvel objectif pour son groupe, en vue d'être "le meilleur employeur et le lieu de travail le plus sûr au monde". Amazon a annoncé cette augmentation la veille de la publication de ses résultats trimestriels, prévue jeudi.