Il est reproché à la filiale nord-américaine du groupe d'avoir fourni des informations fausses et trompeuses au moment d'émissions obligataires d'un montant total de 18 milliards de dollars, a détaillé dans un communiqué la Securities and Exchange Commission (SEC). 

De 2015 à 2019, BMW a falsifié ses chiffres de ventes en utilisant une réserve de voitures qu'elle ne déclarait pas, sauf quand il en avait besoin pour atteindre ses objectifs. Le groupe allemand a également fait état de ventes fictives de véhicules et a ajusté ses ventes réalisées en 2015 et 2017.

 "Les entreprises qui utilisent les marchés américains pour des augmentations de capital ont l'obligation de fournir aux investisseurs des informations fiables", a déclaré une responsable de la SEC, Stephanie Avakian, citée dans le communiqué. 

"A travers la diffusion répétée d'informations frauduleuses, BMW a induit les investisseurs en erreur sur ses ventes au détail aux Etats-Unis et sur la demande des clients pour les véhicules BMW sur le marché américain tout en levant des capitaux aux Etats-Unis", a-t-elle fustigé. 

BMW s'est dit "heureux" de résoudre ce litige et a fait remarquer, dans une déclaration transmise à l'AFP, que la SEC l'avait félicité pour sa coopération dans le cadre de l'enquête. "Une grande partie des faits montrés du doigt (...) se sont produits il y a plus de trois ans", a déclaré le groupe allemand.