Consommation. La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé jeudi à Berlin qu’elle souhaitait "tout faire" pour soutenir la consommation en Allemagne afin d’aider l’économie européenne à sortir de la crise. "Quand nous avons un déficit public largement sous les 3 %, c’est aussi notre devoir de faire quelque chose pour la relance de l’économie en Europe. Nous voulons tout faire pour que chez nous la consommation intérieure se porte bien", a-t-elle déclaré, lors d’une conférence de presse. Les principaux instituts de recherche économique ont dressé un tableau morne de l’économie allemande jeudi, la crise de la zone euro finissant par avoir un impact sur la première économie d’Europe, qui jusque là faisait des envieux par sa résistance. Ces instituts -l’Ifo à Munich, l’IfW à Kiel, l’IW à Halle et le RWI à Essen- ont divisé par deux leur prévision de croissance pour 2013, à 1%, contre 2% auparavant, et celle de 2012, à 0,8%, contre 0,9% anticipé au printemps. Avec ces chiffres, "nous sommes vraiment loin devant au niveau européen", a estimé Mme Merkel, "mais nous sentons aussi que l’effondrement des économies dans plusieurs pays de la zone euro nous touche naturellement... l’Allemagne n’est pas déconnectée". "Nous pouvions jusqu’à présent bien résister grâce à une consommation intérieure renforcée ces dernières années. L’Allemagne ne peut être un bon moteur que dans la mesure où les autres suivent", a-t-elle conclu. (AFP)