Le transporteur aérien allemand, qui fait l'objet d'un plan de sauvetage inédit, a fait état mercredi d'une perte nette de 2,1 milliards d'euros au premier trimestre et annoncé une "profonde restructuration" de toutes ses branches.

La crise du coronavirus a "pesé de manière inédite sur notre résultat" et "la demande ne va reprendre que très lentement, ce que nous devons contrebalancer avec une profonde restructuration" a expliqué le patron, Carsten Spohr, cité dans un communiqué, sans détailler.

Le groupe a aussi annoncé son objectif de faire progresser son offre pour atteindre en septembre "jusqu'à 40%" de ce qui était prévu avant la pandémie de coronavirus, qui a mis à l'arrêt la quasi-totalité de son trafic passager.

Le groupe allemand, qui a repris début juin certains vols après avoir proposé en mai seulement 3% du nombre habituel de sièges sur ses vols, prévoit cependant que 300 de ses 763 avions resteront cloués au sol encore en 2021 et 200 en 2022, signe de son anticipation d'une lente reprise de la demande.

Perte de 93 millions d'euros au premier trimestre 

Brussels Airlines a enregistré une perte de 93 millions d'euros au premier trimestre de cette année, soit près du double de la perte déjà accusée sur la même période l'an dernier (47 millions d'euros). Le nombre de passagers transportés a diminué d'un quart, à 1,55 millions.

Le chiffre d'affaires de Brussels Airlines a chuté de 17% à 233 millions d'euros.

Lufthansa confirme par communiqué que le programme de restructuration de Brussels Airlines est en cours d'"intensification", comme annoncé le mois dernier. Des discussions sont également en cours avec les autorités belges au sujet d'un plan d'aide pour la filiale belge.

© AFP