ArcelorMittal a annoncé lundi par communiqué l'arrêt définitif de la production d'acier brut à Florange, en France. Les deux hauts-fourneaux étaient mis sous cocon (à l'arrêt mais théoriquement relançables) depuis fin 2012. Un accord entre l'entreprise et l'Etat français sur cette mise à l'arrêt était arrivé à échéance le 1er décembre.

Il n'y aura pas de licenciements liés à cet arrêt car les 629 travailleurs de la phase à chaud de Florange ont été formées puis reclassées ou sont parties à la retraite.

Le 11 décembre, le CEO d'ArcelorMittal France, Philippe Darmayan, avait pourtant déclaré que "il n'y aura pas de décision aujourd'hui ni dans les semaines qui viennent" sur ce dossier. Le CEO ajoutait que les deux hauts fourneaux lorrains étaient "trop petits" et qu'ils incarnaient "la technologie du passé".

Lundi, dans son communiqué, ArcelorMittal indique les raisons de son choix. "En tenant compte de l’ensemble de ces critères étudiés, il a été démontré que la relance d’une production d’acier liquide à Florange ne répondrait à aucune logique économique rationnelle et pérenne. En effet, un redémarrage des hauts-fourneaux de Florange ne serait en aucun cas compétitif, et grèverait même la compétitivité du reste du site de Florange, ainsi que celle de l’ensemble de la filière aval de l’entreprise."

ArcelorMittal entend recentrer le site sidérurgique de Florange vers les aciers de haute technologie. Le processus est en marche depuis 2013 avec des investissements de plus de 300 millions d'euros consentis pas le groupe pour développer une filière d'acier pour l'automobile principalement. ArcelorMittal a fait savoir lundi qu'il prévoyait 22 millions d'euros supplémentaires pour agrandir la deuxième ligne de galvanisation pour l'automobile du site.