Dans le cadre de la procédure Renault liée au projet de fermeture de sept lignes du froid d'ArcelorMittal à Liège, un nouveau conseil d'entreprise a réuni syndicats et direction, jeudi matin. Les syndicats y ont réitéré leur demande de suspendre la procédure de licenciement collectif pour laisser le temps à la Task Force initiée par le gouvernement wallon de mettre en place des solutions pour sauver l'outil sidérurgique liégeois et éviter le licenciement de 1.300 travailleurs.

"La direction a répondu par la négative", indique David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. "Elle reste sur son intention de mener à terme la procédure. Mais son plan industriel met Liège à mal. Ce que nous voulons, c'est le maintien d'une activité sidérurgique à Liège et elle est incapable de nous le garantir. Nous ne lui faisons plus confiance."

La direction a néanmoins répondu aux trois questions techniques posées par les cadres. De son côté, elle rapporte que la réunion s'est tenue "dans un climat de respect mutuel". Elle justifie son refus de suspendre la procédure par le fait par sa volonté de "poursuivre le dialogue afin que tous (les) travailleurs puissent mieux comprendre les plans d'avenir pour ArcelorMittal Liège." "Cela peut se dérouler en parallèle des travaux de la task force", a précisé Bernard Dehut, CEO ArcelorMittal Liège, par communiqué.

Une nouvelle réunion du conseil d'entreprise extraordinaire est prévue le 22 mars à 9H00. D'ici là, les travailleurs poursuivront leurs actions. Ce jeudi, ils entameront une grève de vingt-quatre heures, à partir de 22H00. Et vendredi matin, ils comptent bloquer plusieurs postes frontières du pays.