Le nouvel ensemble "devrait générer des synergies de coûts estimées annuellement à 150 millions de dollars", précise ArcelorMittal dans un communiqué. Selon l'accord passé, Cleveland-Cliffs va acquérir 100% d'ArcelorMittal USA par le biais d'une transaction pour un tiers en numéraire, et deux tiers en actions.

"De plus, Cleveland-Cliffs assumera les dettes d'ArcelorMittal USA, qui incluent notamment un passif net de 0,5 milliard de dollars" ainsi que d'autres engagements au titre des retraites de salariés par exemple, que le groupe américain évalue à 1,5 milliard de dollars, est-il précisé.

"La valorisation de la transaction pour ArcelorMittal USA équivaut à un multiple de la valeur d'entreprise d'environ 6 fois l'Ebitda (excédent brut d'exploitation) sur l'ensemble du cycle", ajoute le communiqué.

A la Bourse de Paris, le titre ArcelorMittal bondissait lundi matin à 9H31 (7H31 GMT) après cette annonce, l'action se négociant à 11,04 euros, en hausse de 7,04%, la plus importante de l'indice CAC 40, qui gagnait lui 1,86%. Sur l'année, le titre est en recul de 29,40%.

Le sidérurgiste détiendra une participation minoritaire dans le nouveau groupe issu de la fusion avec Cleveland-Cliffs.

"Cette transaction est une opportunité unique pour ArcelorMittal de débloquer de la valeur de façon significative pour les actionnaires", a souligné Lakshmi Mittal, PDG du groupe, cité dans le communiqué.

Au deuxième trimestre de son exercice, ArcelorMittal avait enregistré une perte nette de 559 millions de dollars, pour des ventes de 11 milliards de dollars, en baisse de 43% sur un an en raison de la chute de la demande d'acier liée à la pandémie de Covid-19.