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La Grèce devrait être en mesure de faire face à toutes ses obligations financières la semaine prochaine, qu'il s'agisse d'une échéance de paiement au FMI ou des salaires et retraites des fonctionnaires, a assuré vendredi soir une source gouvernementale à l'AFP.

"Tout ce qui doit être payé la semaine prochaine, le FMI, les salaires, les retraites, le sera", a déclaré cette source, alors que la situation financière de la Grèce fait l'objet d'une incroyable cacophonie ces derniers jours.

Cette source ne s'est pas prononcée spécifiquement cependant sur le paiement de quelque 250 millions d'intérêts sur obligations restant à payer plus tard dans le mois, et sur le renouvellement de 2,4 milliards d'euros de bons du Trésor arrivant à échéance les 13 et 17 avril, mais une autre source, très au courant de ces questions, a indiqué à l'AFP n'avoir pas d'inquiétude sur le bon déroulement de ces autres opérations.

Le pays doit 460 millions d'euros au FMI le 9 avril, et la spéculation n'en finit plus depuis quelques jours sur ses capacités à l'honorer.

Les doutes ont été alimentés en particulier par la lettre envoyée à la mi-mars à la chancelière allemande Angela Merkel par le Premier ministre grec Alexis Tsipras, prévenant que faute de versement d'aide rapide par l'UE à la Grèce dans les semaines suivantes, il serait "impossible" de continuer à assurer le service de la dette, et que le gouvernement préfèrerait honorer en premier lieu ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires.

Si la Grèce manquait une échéance de remboursement, cela l'entraînerait dans un défaut aux conséquences difficilement calculables.

Depuis jeudi soir, plusieurs officiels ont assuré que l'échéance du 9 avril serait bien honorée, le gouvernement confirmant vendredi soir que les fonctionnaires ne seraient pas oubliés pour autant.

Deux réunions de travail entre experts de la zone euro sont prévues pour la semaine prochaine.

Le gouvernement grec affichait vendredi soir un grand optimisme sur l'issue heureuse des négociations. Une autre source gouvernementale a remarqué "un changement de ton" positif de la part des sources européennes citées dans la presse vis-à-vis de la Grèce.

Celle-ci doit faire approuver d'ici fin avril une liste de réformes à ses partenaires pour espérer obtenir le versement de 7,2 milliards d'euros d'aide européenne restés en suspens depuis l'automne dernier.

En attendant, la situation financière du pays paraît précaire, avec une importante fuite des capitaux depuis le début de la séquence électorale qui a porté Syriza au pouvoir fin janvier, et de moindres rentrées d'impôts.