Les syndicats présents au sein de Volkswagen ont confirmé vendredi qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant le site de Forest mais l'incertitude pèse sur le personnel, ont-ils indiqué. "L'usine est sur le point d'exploser", a affirmé l'un d'entre eux.

Selon un représentant syndical, le conseil de surveillance n'aurait encore pris aucune décision parce qu'il ne disposerait pas de suffisamment de données et aurait demandé des analyses coûts-bénéfice pour chaque site.

Il s'agirait en réalité d'une "manoeuvre pour donner le temps à Winterkorn (qui prendra la tête de Volkswagen au début de l'année prochaine, ndlr) d'adapter les plan de Pischetsrieder (sur le départ, ndlr)", analyse un autre.

En attendant, la tension monte au sein de l'usine où quelques dizaines de travailleurs temporaires se seraient croisé les bras même si la chaîne continue de tourner normalement. "L'usine est sur le point d'exploser; les gens en ont ras-le-bol", indique une autre source syndicale.

Les syndicats déplorent également que le directeur du site, Norbert Steingreber, soit justement en vacances.

On apprenait par ailleurs que depuis le début de l'après-midi, la police de la zone Bruxelles Sud tenait 300 agents prêts à intervenir en cas de débordement sur le site. Une centaine de policiers et des auto-pompes ont été postées discrètement aux abords de l'usine, a par ailleurs constaté un correspondant de l'agence Belga.

"Il s'agit d'une mesure purement préventive", souligne Fanny Wellens, porte-parole de la zone de police, "mais nous devons nous tenir prêt". Jeudi, une réunion a eu lieu entre la police et des représentants de la direction d'où il est ressorti que la situation pourrait rapidement dégénérer en cas de mauvaise nouvelle. "Le sort de beaucoup de gens dépend de cette entreprise.

Outre ses 5.000 salariés, il ne faut pas oublier les sous-traitants", ajoute-t-elle. La police tiendra ces forces en alerte jusqu'à ce que l'avenir du site soit plus clair.