Spotify, ce service en ligne qui permet d'écouter de la musique en streaming, c'est bien pratique: un large catalogue, une disponibilité sur de nombreux supports et quelques pubs entre les chansons si vous ne souhaitez pas vous abonner. Mais voilà, la mise à jour de la "privacy policy" (ou "politique de confidentialité) de l'entreprise suédoise publiée ce 19 août ( à lire sur le site officiel en cliquant ici) a de quoi surprendre.

"Avec votre permission, nous pouvons récolter des informations stockées sur votre appareil mobile, comme les contacts, les photos ou des médias". Plutôt étonnant pour un programme qui sert avant tout à écouter ses artistes préférés.

Et le document va plus loin: "Nous pouvons aussi récolter des informations à propos de votre situation géographique en se basant par exemple sur le GPS de votre téléphone [...]. Nous pouvons aussi récolter les données de votre accéléromètre [le capteur qui calcule la vitesse et la position de votre smartphone, NDLR]". De cette façon Spotify est donc capable de déterminer si vous marchez, courez ou roulez en voiture...

La conclusion, plutôt lapidaire, de ce texte est claire: "Si vous n'êtes pas d'accord avec ces conditions, alors s'il vous plaît n'utilisez pas notre service". Vous voilà prévenus...

Le site spécialisé Wired.com suggère tout de même de faire un tour dans votre profil Spotify et de décocher la case qui autorise le service à partager vos données avec des tiers. Cela n'empêchera pas Spotify de collecter vos données, mais c'est toujours ça que les marketeurs n'auront pas.

Le patron de Spotify tempère

Le patron de Spotify, Daniel Ek, a réagi alors que la gronde montait sur les réseaux sociaux: "Vous avez lu notre blog? Nous ferons une demande explicite avant d'utiliser votre appareil photo ou GPS". Il a aussi expliqué que l'accès aux photos permettait aux utilisateurs de "personnaliser une playlist en ayant une image quelconque ou une nouvelle photo de profil".