Aucun repreneur n'a été trouvé pour la chaîne de magasins Mega World. L'offre faite par le seul candidat, un allemand, était insuffisante et comprenait trop de conditions préalables, a indiqué le curateur Thierry Lammar à l'agence Belga.

Un repreneur pour les marchandises

Les candidats devaient rendre leur offre avant vendredi dernier. Malheureusement, la seule offre sur la table n'était pas recevable. "La seule offre provenait d'une firme allemande qui avait déjà exprimé son intérêt par le passé. Mais leur proposition contenait trop de conditions préalables et le prix du rachat était bien trop bas", a détaille Thierry Lamar.

Le repreneur allemand exigeait que toutes les surfaces commerciales occupées par Mega World lui seraient également louées, une garantie que les curateurs ne pouvaient lui apporter. "Nous ne pouvons imposer un locataire au propriétaire d'un bien. Puis certains contrats locatifs sont arrivés à expiration et le bâtiment a été loué à d'autres locataires", détaillait encore Thierry Lamar. "Quant à leur offre de rachat, elle était bien trop basse. Elle n'était tout simplement pas sérieuse. Ils manquaient vraisemblablement de moyens pour reprendre l'entreprise."

Les nouvelles sont meilleures en ce qui concerne les marchandises. "Les marchandises toujours entreposées dans les 119 magasins seront revendues à une entreprise française", a expliqué Thierry Lammar. "Mais uniquement les produits à vendre, ce qui ne comprend pas les armoires, les caisses enregistreuses ou les paniers. Pour cette partie de l'équation, nous cherchons encore une solution. Vider les magasins étaient une de nos priorités, nous sommes donc contents des avancées à ce niveau." Thierry Lamar n'a pas souhaité indiqué le montant qui sera généré par ces ventes. "Ce ne sera qu'une goutte d'eau dans l'océan de la dette de Mega World."

Les 63 magasins dont le contenu devait être vendu par enchères seront vidés d'ici fin janvier. Les autres le seront en février. La vente en ligne a été suspendue ce lundi.

Pour les marchandises restantes dans les entrepôts, les curateurs doivent encore trouver une solution. "Le problème pour nous, c'est qu'il n'existe aucun inventaire, et tout est emballé dans du plastique noir sur des palettes", raconte encore Thierry Lamar. "Nous n'avons donc aucune vue sur l'ensemble du stock. Il y a deux options : vendre 'à l'aveugle' à des acheteurs, sans savoir ce que contiennent les palettes, ou alors déballer les palettes, faire une liste précise des stocks et reprendre le dossier en tenant compte de ces informations."